Auteur - Officiel de la Médiation

Harcèlement : Journée Internationale de la Médiation Professionnelle

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Parfois, l’incompréhension est là : une attitude, un regard et c’est un signe mais qui y aurait prêté attention ? Pourtant, c’est peut-être là que tout à commencé. Une posture de domination et un sentiment de résignation. Un comportement écrasant, avec des répétitions, des insistances, des reproches, des sollicitations multiples et le sentiment d’être pris comme dans un étau ou une toile d’araignée. Comment s’en défaire ? En face, quelqu’un qui s’affirme comme légitime avec toutes les formes d’exigence de la situation.

Le harcèlement peut être pratiqué dans bien des situations. Il est un instrument destructeur dans une relation. Le harceleur s’en rend-il compte ? Certains disent que oui, d’autres en sont moins sûrs. Le harceleur ne veut qu’atteindre son objectif : obtenir. Ce qu’il veut obtenir relève d’une soumission. Il peut s’agir d’une démission ou d’une allégeance. Le pire, sans doute, est de vouloir obtenir l’impossible acceptation volontaire, jamais suffisamment volontaire.

Dans le champ de la psychologie et de la psychiatrie, le harcèlement est vu côté victime. Les conséquences sont la détérioration de la santé. Il consiste dans « toute conduite abusive qui porte atteinte, par sa répétition ou sa systématisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’une personne, mettant en péril l’emploi de celle-ci, dégradant le climat de travail. » selon Marie-France Hirigoyen, psychiatre, psychanalyste « Le harcèlement moral : la violence perverse au quotidien » 1998.

A l’occasion de la journée internationale de la médiation professionnelle 2023, nous vous proposons l’approche méthodologique de la profession de médiateur. Un autre regard, une autre pratique et des résultats d’apaisement dans les relations.

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29 novembre 2022 à 14h30

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Jean Louis LASCOUX , Président de l’EPMN, Fondateur de la profession de Médiateur,
Stéphane SEIRACQ, Médiateur Professionnel & Coach Professionnel, Enseignant EPMN. ,
Jésus RUBIO, Médiateur Professionnel, Secrétaire général de la CPMN, Enseignant EPMN,
Jérôme MESSINGUIRAL, Enseignant EPMN, Médiateur Professionnel, CREISIR

Les savoir-faire en formation des adultes sont encore sous l’emprise de tâtonnements inventifs sur les jeux.

S’amuser en apprenant est devenu un challenge. Mettre les apprenants en situation, théâtraliser, transformer une situation potentiellement dramatique en situation ludique, les formateurs doivent améliorer leurs méthodes, diversifier leurs pratiques.

Avec l’ingénierie relationnelle, de nouveaux outils ont été formalisés.

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Réforme de la justice, proposition de contribution de la profession de médiateur

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L’intention gouvernementale pour réformer le système judiciaire

La dernière réforme du Ministère de la Justice a eu pour préoccupation première, de « redonner confiance en l’institution judiciaire ». Mais les mesures envisagées le permettent-elles vraiment ? Nous sommes tous conscients des lenteurs de plus en plus croissantes de la justice mais sommes-nous réellement au fait de la réalité ?

Le contexte

Sait-on que le contentieux pour dysfonctionnements de la justice est en hausse croissante depuis 2014 et qu’en 2020, le nombre de nouvelles assignations contre l’Etat a connu son apogée avec 78% de hausse. Le montant des sommes mises à la charge de l’État en 2020, toutes affaires confondues, s’est élevé à 1,98 million d’euros. (Cf. Dalloz actualité Édition du 21/11/2022 – commentaires Pierre Janual – rapport d’activité du ministère de la justice 2021 pour l’année 2020).

La grogne des magistrats

À l’occasion de la rentrée solennelle de la Cour de Cassation en janvier 2022, le plus haut magistrat de France, François Molins, procureur général près la Cour de cassation, dénonçait la crise du domaine judiciaire, usant de mots forts tels que « souffrance » et « perte de sens », faisant  ainsi écho à la tribune signée fin novembre par plus de 7.000 magistrats et greffiers pour dénoncer leurs conditions de travail. Les efforts du ministère réalisés en matière budgétaire, en recrutant notamment plus d’un millier de contractuels, demeurent insuffisants dénonce Monsieur Molins qui avec sarcasme, ironise : « ne sont-ils pas en réalité la traduction d’un certain manque de confiance de l’Etat dans sa justice ? ».

Un malaise général

Ces critiques ne sont pas nouvelles. En septembre 2021, alors que se tenait au Sénat « une agora de la Justice », François Molins avait déjà évoqué « un malaise profond » au sein de l’institution judiciaire « dû à un décalage entre les ambitions affichées et la réalité des moyens de la chaîne pénale ». « Aujourd’hui, tout est prioritaire. A force d’empiler des priorités, il y a une difficulté des acteurs de terrain, en l’occurrence les procureurs, à savoir ce qui doit être fait en premier […] Je pense que nous sommes devant une procédure pénale qui est à bout, qui ne satisfait plus personne : ni les magistrats, ni les enquêteurs, ni les avocats. Ce n’est pas, sûrement pas en trois mois qu’on fera ça », référence faite aux états généraux de la justice.

Privilégier le besoin de changement culturel

Nous ne pouvons qu’abonder dans son sens : une refonte globale s’impose. Elle doit concerner le contentieux pénal mais également civil, et avant toute chose, elle doit être issue d’une réflexion sur les institutions elles-mêmes et leur finalité, une réflexion suffisamment large afin d’aborder le projet sociétal dans son entièreté car c’est bien de sens dont il s’agit.

Le tout-sanctionner, le tout-punir issu du Contrat Social doit-il prédominer sur la régulation des relations ou ne pourrait-on envisager un tout autre paradigme, méconnu voire ignoré du monde judiciaire, celui de l’Entente et l’Entente Sociale ?

Un système judiciaire carencé

Envisager les modes alternatifs de règlements des différends est déjà une première approche si on l’imagine, comme le permet de le faire la Médiation Professionnelle, une forme autre que la voie judiciaire, qui en réalité s’en trouve être la vraie alternative. En attendant, les ancrages dans l’histoire des institutions sont tels que nul juriste ou politicien n’imagine encore à ce jour, que ces modes alternatifs puissent constituer une voie autonome, totalement indépendante du judiciaire.

Déconfusionner les formes de médiation

C’est ainsi que médiateur et conciliateur ne sont que peu, voire pas du tout, différenciés, considérés l’un et l’autre comme de simples auxiliaires de justice. Vouloir en toute ignorance et d’une façon détournée, contrôler une profession émergente, celle de médiateur, par le biais d’un Conseil National de la Médiation, c’est se couper de toute réflexion, de toute innovation, c’est se donner des limites, celles du droit, qui ne répond manifestement plus aux attentes de ceux appelés « justiciables », en tant qu’usagers ou consommateurs d’une institution judiciaire désormais carencée. 

Outre la lenteur et les dysfonctionnements des procédures, la réponse judiciaire est souvent insatisfaisante dans son contenu, le nombre de contentieux dits « à répétition » en est la preuve.

Le recours au système judiciaire n’est plus une liberté

Cela se comprend aisément : saisir la justice revient avant tout à se priver de sa liberté de décider, c’est-à-dire à un renoncement de ce qui peut être le mieux pour soi-même ; est-ce en toute conscience ? C’est également de se soumettre à la décision d’un tiers, le juge, au risque qu’elle soit défavorable, voire injuste. Rationnellement, il n’y a aucune liberté, ni pour celui qui saisit un juge, ni pour celui qui se retrouve assigné à comparaître. C’est pourtant l’essence même du Contrat Social, tel que pensé par les philosophes des Lumières. En définitive, ces derniers, en quête d’une sortie d’un obscurantisme millénaire, n’avaient pas imaginé que l’on pouvait rationaliser les émotions et les intégrer dans le processus résolutoire du conflit. 

Or, si les émotions sont à la source de notre motivation et de nos enthousiasmes, elles sont aussi le premier ingrédient de nos désagréments relationnels et les écarter au profit du juridique ou du technique est une erreur fondamentale.

Régler les différends avec des méthodes performantes, orientées résultats

Se rattacher aux clauses d’un contrat pour régler un différend sans se soucier des émotions, celles-là même qui ont entraîné les individus dans le conflit, ne permet en aucune façon, de solutionner ce dernier. Dans le même ordre d’idées, si vous vous  réparez un bâtiment écroulé sans vous soucier des causes et origines, il y a fort à parier que la construction rénovée rencontre les mêmes désordres et que de multiples interventions s’imposent dans le temps, en prévention et gestion des risques ; si un médecin pour calmer une douleur ne se préoccupe pas de sa provenance et se limite à une médication, il y a également fort à parier que la douleur revienne. Certes, le patient est fidélisé, mais est-ce l’objectif réel ?

Ne s’occupant ainsi que des conséquences, le conflit, sans se préoccuper du pourquoi et comment ce conflit est né, les émotions et composantes de la dégradation de la relation, le juriste ou tout professionnel ayant un référentiel juridique ne sera tout au mieux qu’un gestionnaire sans pouvoir résolutoire.

C’est ainsi une autre approche du litige et du conflit qu’il convient d’avoir. Le fait de reconcevoir le modèle judiciaire, c’est l’opportunité de faire évoluer le modèle social au regard des nouvelles compréhensions que nous avons acquises. Il en va d’un devoir éthique pour inventer et créer le mieux que nous puissions partager et transmettre. C’est un autre professionnalisme qu’il convient de ne pas entraver, notamment en le plaçant sous la tutelle d’une institution qui connaît un fort déficit de confiance.

Une profession nouvelle qui, de l’extérieur, peut aider au renouvellement de la vieille institution

Dans l’évolution des approches relationnelles et de la régulation des conflits et litiges, la Médiation Professionnelle a émergé. Elle s’est affirmée avec un professionnel porteur d’un paradigme nouvellement mis en évidence, celui de l’Entente et de l’Entente sociale. C’est une innovation disruptive. Elle consiste dans une toute autre voie que la pratique judiciaire. C’est ajouter de la lenteur culturelle à la lenteur institutionnelle que d’en placer la pratique sous la tutelle d’un ministère en gestion de crise. 

A toute fin utile, il faut indiquer ce qui est le médiateur professionnel, ce qui le fait et ce qu’il fait. Depuis 2001, il est diplômé du CAP’M et membre de la CPMN. Il accompagne les personnes dont la relation s’est détériorée dans une réflexion projective résolutoire, intégrant prioritairement leurs émotions et sur ce qui a fait que leur relation est dégradée. Ce professionnel doté d’un savoir-faire spécifique, l’ingénierie relationnelle, permet à toute personne de prendre conscience et donc de comprendre comment elle en est arrivée là et d’être ainsi, en capacité de mieux s’impliquer dans l’élaboration d’un projet de résolution de conflit. 

Promouvoir l’altérité non entretenir la gestion de la conflictualité

Tout projet élaboré dans l’implication sera plus pérenne que celui qui aurait été imposé par une autorité quelconque, usant d’un référentiel d’autorité, tel que la morale, le droit ou la norme. Le changement de paradigme réside là : dans l’approche de l’humain, avec un référentiel spécifique pour l’épanouissement de la liberté : l’altérité.

Le monde judiciaire est en effet en pleine crise, et c’est une erreur colossale d’ajouter du droit au droit, de se polariser sur les aspects techniques notamment en augmentant les budgets, les effectifs, en réduisant les audiences et en utilisant les outils numériques pour faire de la même chose qui de surcroît ne sera jamais suffisamment actualisé, avec toutes les sécurisations illusoires qui en feront une forteresse d’indécisions. C’est une erreur de piloter ce projet contre productif d’une justice dite prédictive par nature dépersonnalisée. La surenchère n’a jamais été une solution pertinente. Repenser le système judiciaire, n’est-ce pas à notre époque repenser son positionnement dans la société, son champ d’intervention, son instrumentation et la formation même de ceux qui y participent ?

Redonner du sens à l’institution judiciaire 

S’il y a ce qui fait la justice avec tout son arsenal de textes et de procédures, s’il y a ce que fait la justice en terme notamment de jurisprudence rendue, il y a aussi CEUX qui font la justice : il s’agit de toutes les personnes contribuant à la machine judiciaire : magistrats, greffiers et tout le personnel administratif, les avocats, mais également les justiciables ou personnes faisant appel à cette justice, et ses observateurs et commentateurs qui en font la renommée. Ce sont des humains guidés par leurs émotions, leurs besoins fondamentaux, notamment de reconnaissance. C’est d’eux dont il convient de se préoccuper prioritairement, et évoquer les enjeux et intérêts ne viendra que dans un second temps. C’est de l’humain dont il doit être essentiellement question, prioritairement à l’idée de l’institution qui ne doit pas être préservée au dépend du sens de son intérêt dans la vie en société. Parce qu’il s’agit bien d’une question de sens.

Priorité à l’humain, une sécurisation des ententes et une meilleure gestion des institutions

Il est donc plus qu’urgent, de repenser et replacer l’humain au cœur de la machine judiciaire, et de l’en extraire autant que possible, que ce soit en interne, dans les relations au sein de celle-ci, qu’en externe dans le traitement de tous contentieux.

Dans tous les cas, si ce n’est de cœur, faites ce choix de raison, pour accompagner cette réforme, faites appel à la profession de médiateur, déjà organisée, dont c’est précisément le champ de compétence : accompagner les changements.

La profession de médiateur propose son aide aux magistrats et aux gestionnaires de l’institution

Reprenons donc ce constat promotionnel, mesdames et messieurs les magistrats, monsieur le ministre de la justice, et tous justiciables : vous pouvez faire appel à la profession de médiateur organisée et dont vous êtes déjà beaucoup à connaître la performance, avec la Médiation Professionnelle, c’est vous qui décidez…

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Jean-Louis Lascoux

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Edith Delbreil Sikorzinski

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Couper la parole ou subir le ciseau : ça vous tente de faire autrement ? (5/5)

Malheur à celui qui coupe la parole. Si je coupe la parole, je serais cet être égocentrique, mal poli, en prise avec son besoin de se faire légitimer, voire d’assoir son pouvoir.

Amusons nous et autorisons nous une petite variation autour de cette expression qui a pris son envol à partir des années 80 au regard de l’histoire des textes publiés.

 J’ai d’abord parlé des journalistes qui couperaient la parole pour le « bien » des auditeurs ; ensuite j’ai évoqué le cas d’une autre espèce disposant de la même manie : les hommes ; ils coupent la parole des femmes d’une manière suffisamment fréquente et répandue pour que cette réalité soit consacrée sociologiquement : on appelle cela le Manterrupting, vous connaissez ? Puis j’ai partagé le constat que cette limite nous concerne tous et que l’on vit dans une société où la parole s’est démocratisée tandis qu’elle est engagée dans un processus d’affranchissement des hiérarchies traditionnelles. Tout le monde a le droit de parler, tout le monde (ou presque !) veut parler, et chacun peut être amené à couper la parole de l’autre. Au final quand une personne coupe la parole à une autre personne, est-il pertinent d’aller chercher des solutions du côté de celui qui coupe ou de celui qui est coupé ? Quand une personne mobilise le temps de parole alors qu’elle n’ a pas une légitimité supérieure aux autres participants, comment penser cette réalité pour donner plus de satisfaction à ceux qui souhaitent échanger de manière plus équilibrée?

Vous vous sentez peut-être concernés par ces questions : vous avez l’impression de ne pas être assez entendu, vous en avez marre de ne pas vous faire entendre ; vous aimeriez pouvoir davantage prendre place dans un échange mais vous ne voyez pas comment faire ; vous ne souhaitez pas franchir le pas de couper la parole car cela vous apparait trop agressif, éloigné de vos valeurs etc ; ou bien au contraire vous le faites : vous êtes ce journaliste à qui l’on a appris que couper la parole était une technique journalistique et vous faites semblant d’adhérer car au fond vous voyez que ce n’est pas satisfaisant. Vous êtes cet homme qui a fait le constat qu’il coupe la parole plus aux femmes qu’aux autres et au fond de vous, vous vous dites que vous n’êtes pas « macho », que ça n’a rien à voir. Mais ce serait quoi alors ?! Vous êtes cette femme qui « s’avoue » que les femmes ne vous écoutent finalement pas plus que les hommes. Mais vous réservez ce constat uniquement aux hommes en laissant de côté l’autre partie du constat (les femmes ne vous écoutent pas plus) : cela vous rassure de savoir que tout ceci n’est pas de votre fait, que ce sont les hommes qui dominent « comme d’habitude ». Vous avez peut-être usé de stratégie qui n’ont pas eu l’effet escompté.

Vous vous reconnaissez dans une des situations énumérées ci avant et vous ressentez une insatisfaction ; vous aimeriez bien que cela change. Vous vous dites peut-être que vous n’êtes pas un orateur/oratrice, que vous n’êtes pas quelqu’un de suffisamment intéressant, que vous n’êtes pas une personne que l’on a envie d’écouter, contrairement à d’autres, si brillantes, si à l’aise, si naturellement habiles dans un échange. Vous en tirez peut-être la conclusion que c’est comme ça, qu’il vous faut faire avec, que finalement ce n’est pas si mal d’être dans la position du « discret », de « l’humble » et en même temps une petite voix au fond de vous n’est pas tout à fait d’accord avec cette résignation. Mais comment faire ?

J’ai une bonne nouvelle pour vous : ce sujet touche à la communication et contrairement à tout ce qui est véhiculé, échanger et ainsi être en relation avec quelqu’un, cela s’apprend (même avec soi même!). Vous ne le saviez pas ? Moi non plus. Jusqu’à ce que j’entende parler de l’ingénierie relationnelle. Essayez et vous verrez, vous ne pourrez plus vous en passer !

Typhaine Guézet

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : Couper la parole ou subir le ciseau : ça vous tente de faire autrement ? (5/5)

Club des praticiens et médiateurs de la consommation

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Le club des praticiens et médiateurs de la consommation est un club indépendant. Il se positionne en interlocuteur de la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation, la CECMC, mise en place dans le cadre du déploiement des dispositifs de médiation de la consommation, dont l’objectif est d’inciter les professionnels et les consommateurs à régler les litiges par la médiation.

Les praticiens et médiateurs membres du club est engagé par l’actualisation de ses connaissances et compétences en médiation et dans le champ du droit applicable en médiation de la consommation.

De leur côté, professionnels et commerçants doivent proposer le recours à un médiateur de la consommation, lequel est agréé par la CECMC.

L’accès à la médiation n’est pas obligatoire, mais il est gratuit pour les consommateurs.

Edith Delbreil, avocate honoraire et médiateure professionnelle est présidente du CPMC. Elle vous en fait la présentation sur cette vidéo.

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : Club des praticiens et médiateurs de la consommation

Couper la parole pour pouvoir en placer une ! (4/5)

Malheur à celui qui coupe la parole. Si je coupe la parole, je serais cet être égocentrique, mal poli, en prise avec son besoin de se faire légitimer, voire d’assoir son pouvoir.

Amusons nous et autorisons nous une petite variation autour de cette expression qui a pris son envol à partir des années 80 au regard de l’histoire des textes publiés.

 

Dans les deux premiers billets de cette série dédiée au fait de couper la parole, je vous parlais de deux « types » de personnes qui sont des praticiens remarqués de cette modalité relationnelle contraignante : les journalistes vis-à-vis de leurs invités et les hommes vis-à-vis des femmes. Dans le troisième billet, j’élargissais le banc des « accusés » à nous tous, mêmes les enfants.

Tout le monde, plus ou moins, à un moment donné ou à un autre, coupe la parole à une ou plusieurs personnes de son entourage. Et au-delà de cette réalité, j’observe peut-être comme vous, qu’un dialogue à plusieurs est plus souvent l’empilement de positions individuelles sur un sujet que la construction d’une véritable conversation collective. Parfois nous ne savons pas faire autrement que de couper la parole ; car il y a moi et il y a l’autre ; et le dilemme est de me faire une place tout en laissant aussi la place à cet autre que moi. Pour que j’altère cet autre et qu’il m’altère, et qu’ainsi nous construisons un projet, une idée, un « quelque chose » qui soit métissé.

J’entends encore cette femme me raconter qu’elle n’arrivait pas à s’exprimer avec une de ses collègues et qu’elle en était arrivée à la conclusion qu’il fallait qu’elle lui coupe la parole pour « pouvoir en placer une ». Ah cette fameuse phrase vous parle certainement : « je n’ai pas pu en placer une ! ». Constat chargé de rancune devant la perception d’un tel déséquilibre. Et ce d’autant plus quand les personnes échangent en visio, pratique devenue courante dans le quotidien professionnel de certains milieux : dans ce cadre précis, les conditions matérielles ne permettent pas bien à celui qui parle de pouvoir capter les signaux des autres participants qui lui signifient leur volonté de parler (au-delà du bouton « lever la main »). Ainsi vous avez peut-être déjà participé à des échanges au sein desquels une personne qui n’a pas plus de légitimité que les autres, mobilise la parole sur des temps longs en ne laissant pas de blanc à la fin de sa phrase avant de passer à la suivante. Vous faites ainsi le constat que le temps de parole a été essentiellement mobilisé par une seule personne.

Cette inégalité du temps de parole pose la question de l’équilibre entre les parties, et de surcroit l’animation du projet : comment penser la répartition et la régulation des temps d’échanges, en particulier lorsqu’il n’y a pas d’animateur dont c’est le rôle ?

Typhaine Guézet

 

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : Couper la parole pour pouvoir en placer une ! (4/5)

ViaMediation, un réseau de communication pour les entreprises et les professionnels de la médiation

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Présidente très active du réseau ViaMediation, Charline Basconès est une interlocutrice aidante pour de nombreux médiateurs qui souhaitent développer leurs activités. Elle anime avec Gaëtane Catalano-Llordes une formation pour les candidats à la médiation judiciaire, mais ici, elle présente le réseau ViaMediation.

ViaMediation a été fondé pour être un label de confiance en qualité relationnelle. C’est le premier principe de cette association qui n’a d’autre mission que celle de soutenir les candidats à la profession de médiateur dans leur démarche de faire connaître la médiation professionnelle, la qualité relationnelle, le paradigme de l’entente et de l’entente sociale.

Les entreprises sont invitées à signer des « conventions ViaMediation » qui font connaître leur volonté d’entretenir une bonne relation avec les personnes de leur environnement.

Ainsi, oui, c’est de la communication, mais c’est aussi un engagement éthique. C’est la voie principale pour les Espoirs de la Médiation. Ecoutez plutôt Charline sur cette courte vidéo…

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : ViaMediation, un réseau de communication pour les entreprises et les professionnels de la médiation

Tout le monde se coupe la parole ! (3/5)

Malheur à celui qui coupe la parole. Si je coupe la parole, je serais cet être égocentrique, mal poli, en prise avec son besoin de se faire légitimer, voire d’assoir son pouvoir.

Amusons-nous et autorisons nous une petite variation autour de cette expression qui a pris son envol à partir des années 80 au regard de l’histoire des textes publiés.

Dans mes deux précédents billets je vous parlais de deux « types » de personnes qui sont des praticiens remarqués d’une modalité relationnelle contraignante : couper la parole. Les journalistes vis-à-vis de leurs invités et les hommes vis-à-vis des femmes. Pourtant si j’écoute attentivement les discussions qui prennent vie autour de moi, je peux observer que tout le monde se coupe la parole ! De la réunion de famille au bureau d’une association, du diner entre filles au conseil d’administration d’une entreprise, d’une conversation téléphonique à la visio professionnelle, cette impulsion verbale est partout et concerne tous les âges. J’ai demandé à ma fille de 7 ans si quelqu’un lui avait déjà coupé la parole.

  • Ma puce est ce que cela t’est déjà arrivé de te faire couper la parole ?
  • Ah oui maman ! L’autre jour j’arrive à l’école, je commence à raconter ma journée à Louisa et tu sais ce qu’elle fait maman ? Elle m’a interrompue et a commencé à me raconter sa journée, ce qu’elle a fait etc. Un vrai moulin à paroles ! Et puis tu sais ce que j’ai fait maman ? ! Je n’avais vraiment pas envie de l’écouter car c’est moi la première qui avais commencé à lui raconter ma journée ! Du coup je suis partie !

Que s’est-il probablement passé dans la tête de ces deux petites filles ? En entendant ma fille raconter sa journée, Louisa a surement eu très envie à son tour de partager la sienne sans avoir attendu que ma fille ne lui fasse signe qu’elle a terminé son récit. Ma fille de son côté a expérimenté la frustration de se voir « volée » la parole eut égard à son référentiel de « primauté » dans la prise de parole et n’a pas trouvé d’autre voie que de s’en aller.

Chacun a envie (besoin) de s’exprimer, et c’est ce qui fait le propre de l’être humain car c’est de cette manière-là qu’il donne du sens et qu’il communique[1]. Pour autant les codes utilisés dans les contenus et les modalités d’échanges évoluent avec le temps. D’une manière très schématique, la liberté d’expression et la reconnaissance de l’homme comme une entité indépendante du reste de la collectivité a encouragé le développement de la prise de parole de chacun : déjà Madame de Staël, au XVIIIème siècle, à propos de l’art de la conversation, souligne une forme de libération de la parole, conséquence de la Révolution française. Elle exprime le plaisir éprouvé dans la vivacité des échanges qui semble inclure le fait de se couper la parole, à partir du moment où « brille » l’esprit de quelqu’un par sa parole  : « C’est une certaine manière d’agir les uns sur les autres, de se faire plaisir réciproquement et avec rapidité, de parler aussitôt qu’on pense, de jouir à l’instant de soi-même, d’être applaudi sans travail, de manifester son esprit par toutes les nuances par l’accent, le geste, le regard, enfin de produire à volonté comme une sorte d’électricité qui fait jaillir des étincelles(…) ».

Aujourd’hui, avec notamment l’émergence de toutes les formes d’expertise doublées de la multiplication des lieux de prise de parole orale et écrite, chacun a peut-être plus que jamais besoin de s’exprimer;  non plus (seulement ?) pour prendre part à « l’art de la parole » (davantage le plaisir intellectuel et rhétorique évoqué par les grands figures littéraires du XVIIIème et réservés aux plus nobles) mais pour « signaler » son existence, sa pensée, sa différence, ses idées (davantage le discours tourné vers un but existentiel et politique).

Et dans cette course pour se faire entendre, beaucoup de personnes se coupent la parole ; mais que pourrait-on dire de cette danse de la parole où chacun prend part à la conversation en attendant sagement son tour pour aussitôt démarrer par « moi je pense que etc » ? En somme, ajouter une brique de plus dans la conversation sans repartir de la personne qui vient de parler ne serait-il pas également un « non échange »?

Typhaine Guézet

[1] L’instinct du sens : essai sur la préhistoire de la parole de Philippe Barbaud – 2021

 

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Quand le masculin l’emporte (encore) sur le féminin ! (2/5)

Malheur à celui qui coupe la parole. Si je coupe la parole, je serais cet être égocentrique, mal poli, en prise avec son besoin de se faire légitimer, voire d’assoir son pouvoir.

Amusons nous et autorisons nous une petite variation autour de cette expression qui a pris son envol à partir des années 80 au regard de l’histoire des textes publiés.

Dans mon précédent billet je m’interrogeais sur une pratique journalistique qui consiste à faire quelque chose si souvent décrié par les auditeurs, couper la parole à son invité. Et je proposais l’idée que derrière cette arme blanche se cachait peut-être un manque de savoir-faire. Autre type de rabatteur de caquet, les hommes, étudiés selon une approche sociale du genre. A côté de ce journaliste qui serait plus « audacieux » que limité dans sa compétence d’animation, il y aurait aussi l’homme qui réserve le même sort à la femme. Les sociologues ont donné un nom à cette manifestation classée dans le sexisme ordinaire : le manterrupting.

Derrière ce phénomène se jouerait la construction sociale du genre : dès leur plus jeune âge les garçons seraient éduqués à défendre leurs idées et à se confronter aux autres, tandis que les filles seraient éduquées à être compréhensives et à l’écoute des autres. Et donc moins enclines à commettre de « hold-up » de la parole. Les femmes dénoncent régulièrement cette réalité[1] et à travers elle les limites auxquelles elles se heurtent, la force des stéréotypes : une femme qui parle serait bavarde, un homme qui parle serait un leader ; quand une femme explique cela paraitrait long, quand un homme explique cela paraitrait brillant.

Ici et là sur la toile elles expriment leurs stratagèmes d’adaptation : apporter du « vrai » contenu sans qu’il soit trop long, dire « j’ai bientôt fini » pour éviter de se faire couper la parole, réengager son interlocuteur en lui disant « tu ne me contrediras pas sur ce point », inscrire les différents points qui vont être abordés, répéter le propos d’une autre femme pour lui donner du crédit (technique dite « d’amplification »).

Si l’on s’en tient aux nombreuses études publiées sur le sujet du manterrupting, l’homme couperait volontairement la parole à son interlocutrice parce que c’est une femme. D’autres études ne sont pas aussi catégoriques et analysent ce comportement comme une pratique qui n’est pas volontairement dirigée contre le genre de l’interlocutrice.

Ici personne à ma connaissance ne s’est aventurée à légitimer cette pratique : non seulement les femmes parlent trois fois moins que les hommes sur nos antennes (si l’on s’en tient au volume global de parole hommes et femmes – vaste étude réalisée par l’INA en 2019[2]) mais en plus elles se feraient régulièrement couper la parole par leur acolyte masculin. Les femmes seraient elles condamnées à adopter des stratégies d’adaptation et/ou à emprunter cette modalité relationnelle contraignante ?

Typhaine Guezet

[1] Don H. Zimmerman et Candace West sont dans les premiers à prouver, en 1975, que d’une manière générale, les hommes interrompent davantage les femmes qu’elles ne le font, en relation avec leur position dominante dans la communication

[2] Il faudrait affiner cette approche chiffrée avec d’un côté le nombre d’invités femmes et hommes sur une période donnée et le volume de parole à nombre égal d’hommes et de femmes

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Reprendrez-vous un peu de gentillesse ?

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Savez-vous que le 3 novembre a été choisi pour la journée internationale de la gentillesse ? L’idée vient du Japon, elle s’est propagée dans les pays anglo-saxons et est arrivée en France en 2009 et depuis les attentats de 2015, c’est le 3 novembre que chacun peut faire exception à ses comportements désagréables.

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On dit de lui qu’il est gentil…. Comme une personne qui serait un peu simple d’esprit. On peut fréquemment entendre « trop bon, trop con ! » ou bien Jacques Weber qui disait « la gentillesse est la noblesse de l’intelligence ».

Mais savez-vous ce qu’est la gentillesse et ce qu’elle n’est pas ? D’où vient-elle ? Comment se manifeste-t-elle ? Que produit-elle ? Et finalement doit-on être gentil ?

La gentillesse a plusieurs origines et son usage a traversé les temps.

De l’étymologie tenant du dérivé « gentil » dans l’empire Romain, les « gentilis » étaient des soldats barbares faisant partie d’une troupe de cavaliers de la garde impériale, au Bas-Empire. On désignait ces personnes, les « gens » comme un ensemble de personnes qui appartient à une famille, de famille, de race, qui porte le même nom, qui appartient à la maison d’un maître.

Puis les chrétiens ont utilisé le terme de « gentil » afin de désigner ceux qui n’exerçaient pas la « bonne foi » comme les juifs désignaient les « goy ».

Enfin on trouve une dernière origine à ce mot qui serait médiévale avec le « gentil-homme ». Il faudra attendre Guillaume Budé à la Renaissance pour voir le néologisme « gentilhomme » visant l’aristocratie. A cette époque on dit du « gentilhomme » qu’il est gentil et anobli. En 1789 c’est la fin de la gentillesse comme de mode de vie sociale, comme mode de vie aristocratique et la gentillesse devient une vertu morale avec cette idée de bienfaisance, de rendre service sans culpabilité.

La gentillesse serait donc selon le dictionnaire Larousse : « un comportement altruiste destiné à prendre soin des autres, tenant en compte la sensibilité d’autrui afin de ne pas le brusquer ou l’offusquer. »

La gentillesse ne serait donc pas de la méchanceté, ni un comportement désagréable, désobligeant, malfaisant, déplaisant, odieux…

La gentillesse des bourrus

Cette évolution de définition de la gentillesse qui a traversé les civilisations, traverse également la société actuelle. Elle serait ainsi circonstancielle. La gentillesse serait ainsi un comportement ou attachée à une personne ? Serait-elle subjective ?

A notre époque, la gentillesse implique un don, une présence, une apparence. On peut avoir l’air gentil. Mais pour qu’elle soit pleine et entière, la gentillesse doit être à 100 % perçue des deux côtés : celui qui donne/fait et celui qui reçoit. L’exigence en matière de gentillesse, c’est la conscience de l’attention à l’autre. Etre gentil, ça peut être une nature, mais le top, c’est dans la décision d’être gentil. C’est être gentil volontairement, d’être attentif à l’autre, prévenant, de l’aider, sans dérive de prise de pouvoir, sans faire une démonstration d’autorité sur l’autre. Il n’est pas non plus question de respect, d’empathie ou de sollicitude. L’excellence de la gentillesse est dans cette posture sans feinte, un état de confiance et de l’altérité. On pourrait presqu’y percevoir une posture d’entente implicite.

Alors, vous en dites quoi ? Le gentil donne de lui. Il partage. Il est généreux. Il fait preuve de compréhension. Il fait l’impasse sur des maladresses. Il soutient sans retour. Par une humeur surfant plus sur l’accueil que la tolérance, le gentil entre en relation avec autrui. Il a cette simplicité de rendre service à une personne, laquelle n’a même pas besoin de le demander. Trop fort, le gentil, trop accessible, la gentille, et sympa, même si quelque peu bourru(e), ça peut passer.

Allez-vous choisir d’être gentil ? 

Les résistances à la gentillesse aujourd’hui résideraient-elles dans l’idée que donner repose sur un calcul, une spéculation ? Tout est enseigné dans un rapport de rentabilité, de gestion, de retour sur investissement. N’est-ce pas un obstacle à la gentillesse ? Il faut se méfier de l’autre, ce prédateur potentiel, ce fourbe calculateur, cet imposteur de la gentillesse. La vie d’entreprise est elle-même soumise à des règlementations qui rendent la gentillesse soupçonnable.

Ainsi doit-on être gentil ? Et avec qui ? Que fait-on de cette injonction parentale « sois gentil, hein ! » ou bien moralisatrice « il faut être gentil avec son prochain » ? Il manque le savoir comment faire, surtout dans les moments où l’agacement est là. Il manque une transmission de compétence en gentillesse, enfin, si l’on veut que ça marche dans ce sens. Hé oui, si l’on considère la gentillesse comme une posture nous pourrions ainsi préciser que cela s’apprend. Mais si on la considère comme un danger ou une imposture, alors oublions d’être gentil.

Pourtant, n’oubliez pas, si aujourd’hui vous avez loupé le coche, demain est un autre jour qui vous fournit l’occasion d’être gentil…

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