L'actualité par Officiel de la Médiation

Martinique : la profession de médiateur se met au coeur de la contestation sociale

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Oui, la Profession de Médiateur a un rôle à jouer dans les conflits collectifs. Oui, elle est un partenaire pour les citoyens et les dirigeants. Elle soutient l’effort de mieux s’accorder sur le sens de la vie en société. Elle intervient pour aider à clarifier les positions citoyennes, lorsque les représentants administratifs et politiques rencontrent des limites d’accueil, de compréhension, voire considèrent qu’il peut y avoir des urgences, tandis que ce n’est pas vécu sur le terrain.

Voici donc l’état de la situation en Martinique.

Une tentative de médiation a eu lieu, par des émissaires du gouvernement. Ce fut un échec. Par cette émission, nous avons restauré l’image de la médiation dans la population en position de contestation. Mais il reste à ce que les propos soient entendus.

Cette émission de deux heures offrent une réelle possibilité de compréhension de la situation, des positionnements, des motivations, ouvre aussi vers des solutions, dans la mesure où personne dans la gouvernance ne fera obstacle à l’écoute de la population. La mission est donc délicate.

La démarche est poursuivie par MEDIATEUR.TV avec son espace de liberté pour favoriser l’émergence de nouvelles pratiques de gouvernance.

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Le Coach Professionnel peut-il intervenir en Médiation Professionnelle ?

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Deux pratiques de l’accompagnement des personnes, l’une centrée sur la personne et sa demande, l’autre centrée sur la relation et la qualité relationnelle et l’entente.

Entre coaching et médiation professionnelle, que choisir ? Des missions différentes, des techniques spécifiques, des intérêts originaux, la médiation professionnelle a-t-elle changé des pratiques de coaching en les rendant plus lisibles et efficaces ?

Deux spécialistes : Jean-Louis Lascoux, fondateur de la profession de médiateur, de l’ingénierie relationnelle, de la qualité relationnelle et de l’EPMN, praticien, enseignant, auteur, présentent les techniques et des aspects des savoir-faire ; Stéphane Seiracq, coach, médiateur professionnel, praticien, enseignant IAE Bordeaux et EPMN, auteur.

Deux témoins : Florence Billam-Walker et Anne-Laure de Vincelles ;

Un animateur : Henri Sendros-Mila, lui-même coach et médiateur professionnel.

Timing de la vidéo :

  • Henri Sendros-Mila annonce le début du webinaire Coaching et Médiation Professionnelle : 00:35
  • Stéphane Seiracq va prendre la parole : 01:04
  • Stéphane Seiracq présente le coaching, posture, techniques, pratiques et applications : 04:16
  • Jean-Louis Lascoux de la profession de médiateur : postures, techniques, pratiques et applications : 22:00
  • Henri Sendros-Mila invite Stéphane Seiracq à indiquer les apports de la Médiation Professionnelle dans son approche du coaching professionnel : 33:44
  • Témoignage de Florence Billam Walker : 38:12
  • Témoignage d’Anne Laure de Vincelles : 42:28
  • Discussion : 48:09
  • Ce webinaire sera-t-il rediffusé ? 53:07
  • Les petits mots de la fin : 53:54

Des ouvrages clés :

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Le Club des Praticiens de la Médiation de la Consommation

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Un regroupement pour une nouvelle profession émergente

Le CPMC – Club des praticiens de la médiation de la consommation – vient de voir le jour en octobre 2021. De quoi s’agit-il exactement ?

« Parce qu’elle tend à pacifier les relations commerciales entre professionnels et consommateurs et qu’elle touche à des litiges du quotidien, la médiation de la consommation a assurément un bel avenir. » nous déclare Monsieur Marc El Nouchi conseiller d’état et Président de la CECMC, en préambule de son rapport d’activité 2019-2021.

La CECMC expose être entrée depuis 2019, dans une nouvelle phase d’évaluation et de contrôle portant sur le respect du droit des consommateurs à un dispositif de médiation et que pour ce faire, compte sur un dialogue « constructif » avec les médiateurs.

Or, qui sont ces derniers ?

L’article L.613-1 du Code de la Consommation dispose que le médiateur de la consommation « accomplit sa mission avec diligence et compétence, en toute indépendance et impartialité dans le cadre d’une procédure transparente, efficace et équitable ».

La diligence fait référence au processus de médiation particulièrement encadré qui s’impose à lui. La compétence fait référence à ses connaissances dans le domaine du droit et de la médiation de la consommation. L’indépendance est une posture de distanciation par rapport à toutes formes d’autorités. L’impartialité est une posture de distanciation par rapport aux parties.

C’est au niveau de ces deux dernières exigences, que la confusion est grande et source d’incompréhension. Celle-ci se retrouve d’ailleurs, par-delà le domaine de la consommation.

Le médiateur quel qu’il soit, exerce en libéral, seul ou sous forme de société ou associative et de ce fait, exerce une activité dite concurrentielle. Il est doté d’un savoir-être et savoir-faire qui fait la spécificité de sa profession – laquelle est émergente. Il ne devra son succès qu’à lui-même en terme de connaissance, d’expérience, de sérieux et crédibilité. Il est également tenu à une éthique, celle de sa profession, lui imposant outre la confidentialité, mais également une posture de distanciation en terme :

  • D’impartialité, par rapport aux parties elles-mêmes.
  • De neutralité, par rapport à la solution du conflit – quoique dans le domaine de la consommation, il pourra faire toute proposition résolutoire.
  • D’indépendance par rapport à toutes formes d’autorités, quelles qu’elles soient.

Etre médiateur passe avant tout par cette exigence posturale. Au sein d’une organisation telle que la CPMN, un code d’éthique et de déontologie rappelle à tous médiateurs professionnels, ses engagements.

C’est en ce sens que l’on ne s’improvise pas médiateur, de la consommation ou autre. Il s’agit bien d’une profession à part entière et non une simple activité additionnelle à un métier que  l’on exerce ou que l’on aurait exercé. Il s’agit d’une profession qui en tant que telle, a un rôle sociétal à jouer et qui, dans le domaine de la consommation, peut œuvrer pleinement aux côtés des autres acteurs, dont la CECMC afin de promouvoir et de développer la médiation de la consommation, mieux accompagner les professionnels dans la mise en œuvre des dispositifs y afférent, mieux informer les consommateurs, le tout avec une volonté d’harmonisation et de simplification et de fait, d’efficacité.

Dans cet état d’esprit, et faute de pouvoir participer aux réunions de la CECMC, il était important que les médiateurs de la consommation puissent bénéficier d’un espace d’échanges afin de débattre de leurs difficultés au quotidien, d’assurer leur représentation puis, porter leurs propositions et revendications auprès de toutes institutions publiques ou privées.

Une telle structuration a pour ambition, la mise en place d’un dialogue « constructif » avec notamment la CECMC dans le cadre d’un partenariat. Les propositions ne manquent pas en provenance de ceux qui font la médiation de la consommation d’aujourd’hui, ceux qui sont au cœur de celle-ci au quotidien. Il convient seulement de leur donner la parole…

Concertation, implication sont les maîtres mots du CPMC.

Edith DELBREIL SIKORZINSKI

Présidente CPMC

Médiateur Société Médiation Professionnelle

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : Le Club des Praticiens de la Médiation de la Consommation

L’hebdo de la médiation sur la chaîne youtube mediateur.tv

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L’hebdo de la médiation est l’émission à laquelle vous êtes invités chaque mercredi en 2022. Cette émission est mise en place et animée par une équipe de médiateurs professionnels.

Participez en direct aux émissions de la profession de médiateur, appropriez vous les compétences en qualité relationnelle, sachez intervenir dans les situations relationnelles à risques.

Développez votre potentiel qualité relationnelle et celui des autres.

Avec la médiation professionnelle c’est vous qui choisissez, avec les médiateurs professionnels c’est vous qui décidez.

Vous aurez le programme. Chaque semaine, une nouvelle thématique et de nouveaux intervenants. La parole est aussi donnée aux invités.

Nous vous offrons un lien valable 1 an pour tous les mercredis à 12h30.

Une première extraordinaire le 12 janvier

Réservez-votre place pour une heure, le 12 janvier à 12:30 et n’hésitez pas à prévoir aussi une plage horaire plus importante, parce que vous allez avoir une prolongation sur un sujet que vous ne serez pas prêt d’oublier., à partir de 14 heures.

Inscription sur hebdo.mediateur.tv

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : L’hebdo de la médiation sur la chaîne youtube mediateur.tv

Les enseignants de la profession de médiateur

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Pour lancer la nouvelle année, je vous propose d’écouter quelques unes des personnes qui, dans le cours de ces deux décennies écoulées, ont rejoint le projet de la médiation professionnelle, dans la perspective de la création de la profession de médiateur. En 20 ans, elles m’ont rejoint à l‘école professionnelle de la médiation et de la négociation.

Pour chacun, un parcours, des choix, des opportunités et, dans tous les cas, une implication.Cet échange a eu lieu lors du symposium de la médiation professionnelle, en octobre 2021. C’est bon de commencer l’année avec eux.

Ecoutez ces pionniers, découvrez ce qu’il est possible de faire avec les compétences de la profession de médiateur que j’ai initiée en 1999-2000.

Témoignages de : Henri Sendros-Mila 0:40 ; Laurent Metz 3:31 ; Walter Gilpin 5:13 ; Aïcha Sangaré 8:08 ; Jean-Bruno Chantraine 9:54 ; Fabien Eon 13:10 ; Agnès Tavel 16:45

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : Les enseignants de la profession de médiateur

L’empathie : une posture dont l’impact est limité.

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« Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson. » Confucius.

J’ai eu l’occasion depuis que je pratique la Médiation Professionnelle de clarifier ce sujet à des relations professionnelles ou à des proches. En effet, beaucoup pensent qu’être empathique est ce qu’il y a de mieux dans l’élan que nous pouvons avoir vers l’autre. Ce n’est pas tout à fait vrai.

L’empathie a un impact limité.

Avant de vous exposer les limites de l’empathie pour vous proposer une autre posture bien plus percutante, l’altérité , je voudrais revenir sur une notion importante que je nommerai « Le Référentiel de chacun ».

Le Référentiel de chacun

Chaque personne a un référentiel de pensées, ses habitudes de pensée.

Ces habitudes de pensée, nous les développons tous autant que nous sommes car nous en avons besoin pour ne pas nous poser de questions tout le temps. Elles s’inscrivent dans notre cerveau et sont véhiculées par les générations qui précèdent puis par notre propre expérience.

C’est ce qui nous permet, par exemple, de construire un point de vue et de nous sentir légitimes dans sa construction.

J’aurais pu aussi utiliser l’image du cadre. Vous vous êtes créé un cadre dans votre tête auquel vous comparez toutes les informations que votre cerveau reçoit.

L’Empathie

L’empathie, est une posture qui me permet de me mettre à la place de l’autre, pour imaginer comment il/elle pense et comment il/elle peut réagir.

Avec l’empathie, je me mets à la place de l’autre.

Dans cette approche de l’autre, le référentiel, c’est moi-même. C’est-à-dire que je vais comparer l’autre à moi. Je vais réfléchir à ce qu’il peut ressentir dans ce cas-là. Je me réfère à mon référentiel.

Des expressions typiques de l’empathie, est « si je comprends bien », « je sens que vous », je « vois que vous ». Je parle de qui ? De moi.

Avec l’empathie, je vais me positionner en « pédagogue soignant » :

  • Cela sous-entend que l’autre est malade
  • Et que je vais lui appliquer un traitement.

La limite de cette posture est justement dans cette dernière phrase. Si je suis soignant, je ne donne pas à l’autre les moyens de se soigner lui-même.

Par ailleurs, si le référentiel de mon interlocuteur est différent du mien, je ne vais pas m’identifier à ce que l’autre me dit et je risque de nier ses émotions, les diminuer voire même le dénigrer. Je basculerai alors dans le langage de l’adversité.

Prenons un exemple : Un/e ami/e a reçu un coup de bambou sur la tête. Elle se met à pleurer.

Supposons que je ne connaisse pas la dureté du bambou, je peux éventuellement faire une analogie avec un bois que je connais. Au mieux, je compare à mon référentiel. Au pire, je ne trouve pas d’équivalent dans ma tête. Je ne vais donc pas avoir de réponse émotionnelle car je ne connais pas la sensation. Comme je suis proche de cette personne et que je ne souhaite pas qu’elle souffre, je vais lui donner un médicament pour la tête, par exemple, sans pour autant reconnaître la douleur qu’elle traverse.

Pour revenir à l’expression « si je comprends bien », que se passe-t-il si je ne comprends pas ? Est-ce que ça signifie que mon ami/e n’a pas mal ?

L’Altérité

Au contraire, dans le cas de l’altérité, le référentiel est l’autre. Cette posture permet de faire réfléchir l’autre. Je me positionne en pédagogue et fais réfléchir la personne pour qu’elle prenne conscience de son comportement, de ses agissements. La personne va pouvoir, suite à cette prise de conscience se mettre en mouvement et mettre en place les actions nécessaires pour changer une situation qu’elle comprend désormais.

Avec l’altérité, je donne du sens aux propos des personnes que j’accompagne, plutôt que de prendre parti, de m’identifier ou de m’impliquer.

L’altérité est une posture qui permet de mettre les émotions au service de la raison. Elle permet aux Médiateurs Professionnels de garder la bonne distance avec les émotions des personnes qu’il accompagne pour faire réfléchir les personnes.

Dans l’altérité, il y a la rigueur du constat. C’est un peu comme un médecin. Se laisse-t-il dépasser par ses émotions à la vue d’une blessure sanguinolente ? Non. Il prend la juste distance par rapport à la blessure pour pratiquer des actes techniques et pour que la personne retrouve son autonomie après ça.

Dans l’expression en altérité, nous parlons de l’autre à l’autre : « Ce que vous dites c’est que vous avez reçu un coup de bambou qui vous a fait très mal et que vous vous êtes mis à pleurer ». Dans cette expression, la personne se sent reconnue dans sa douleur.

L’altérité me permet de reconnaître l’autre en tant qu’il est autre.

Elle me permet de découvrir qu’il y autant de possibles que de personnes, que le champ des possibles est bien plus grand que mon seul référentiel.

L’Altérité me permet d’agrandir mon cadre.

Pour conclure, l’altérité est une posture adoptée par les médiateurs professionnels qui permet de rendre les personnes accompagnées autonomes.

Pour aller plus loin :

Empathie du médiateur, un manque de professionnalisme

DOSSIER : ETHIQUE ET DÉONTOLOGIE EN MÉDIATION POUR LES NULS

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : L’empathie : une posture dont l’impact est limité.

Parlons justice ou plutôt Parlons système judiciaire …

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Le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti a lancé des Etats Généraux de la Justice après qu’un texte de loi a été adopté réformant plusieurs aspects du système judiciaire.

Petite analyse pour ce qui nous intéresse, relativement à ce texte de loi, le mot médiation revient 12 fois dans le texte, médiateur 6 fois ; le mot processus n’est pas utilisé, mais l’expression tentative de médiation 1 fois ; l’expression médiation préalable obligatoire est utilisé 4 fois, mais pas une fois encore l’expression droit à la médiation.

Laissons de côté ce texte de loi qui prévoit la mise en place sous la tutelle du ministère de la justice d’un Conseil national de la médiation. On a déjà vu cela avec la médiation familiale. Le résultat a été de piloter une tentative de mise sous contrôle de la médiation familiale et au final les médiateurs professionnels sont de plus en plus nombreux à intervenir dans ce domaine, la médiation familiale ne donnant manifestement pas les résultats escomptés. En effet, la médiation ne doit pas être au service du juge, mais au service des personnes, si l’on veut que les décisions aient du sens et que les accords soient pérennes.

Parlons réalisme et avenir. J’ai déjà signalé l’atelier sur le droit à la médiation. Et voici donc en liens les contributions de la Chambre professionnelle de la médiation et de la négociation – CPMN, sur le site officiel Parlons-Justice, concernant :

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : Parlons justice ou plutôt Parlons système judiciaire …

Définitions sur la médiation et la médiation professionnelle

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Des questions concernant la médiation professionnelle et l’ensemble du développement de la profession de médiateur.

Procurez-vous ces trois ouvrages fondateurs :

  1. Pratique de la médiation professionnelle, Jean-Louis Lascoux, ESF Sciences Humaines
  2. Et tu deviendras médiateur et peut-être philosophe, Jean-Louis Lascoux, Médiateurs Editeurs
  3. Dictionnaire encyclopédique de la médiation, Jean-Louis Lascoux, ESF Sciences Humaines

Un média numérique et une application pour smartphones et tablettes

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Le développement de la Médiation professionnelle explique que vous trouvez l’expression dans les catalogues et discours de plusieurs organismes de formation.

L’imitation dans le champ de la formation est répandue. Ici, la polémique est clarificatrice. La création de cette pratique a été réalisée par Jean-Louis Lascoux et il a confié son enseignement en exclusivité à l’école professionnelle de la médiation et de la négociation. Il est à l’origine de la profession de médiateur, avec le certificat d’aptitude à la profession de médiateur – CAP’M, de l’ingénierie relationnelle, de la qualité relationnelle et du paradigme de l’Entente et de l’Entente Sociale.

Dans la formation de médiation professionnelle, vous découvrez une méthodologie, des repères précis, la pratique de la rationalité, des dispositifs efficaces.

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Définitions sur la médiation et la médiation professionnelle

La médiation professionnelle est une pratique pro bono publico, rationnelle qui consiste dans l’intervention de tiers pour accompagner la définition ou la redéfinition d’un projet relationnel. Créée par Jean-Louis Lascoux, elle est dispensée exclusivement par l’école professionnelle de la médiation et de la négociation, l’EPMN, en outillant les perspectives d’Entente et d’Entente Sociale. Elle repose sur un enseignement débouchant sur l’obtention du certificat d’aptitude à la profession de médiateur, le CAP’M. Elle consiste à utiliser des techniques d’ingénierie relationnelle, pour aider à définir et à conduire librement des projets relationnels dans l’altérité, et si nécessaire de résoudre des conflits, dont les issues et les solutions peuvent impliquer des changements, en instaurant des conditions de qualité relationnelle. Son exercice est associé à celui de la reconnaissance du droit à la médiation.

Dans les contextes de résolution de conflit, la médiation professionnelle consiste dans la conduite d’un processus structuré. Elle part d’une compréhension nouvelle des relations pour l’instauration, la restauration et l’ancrage de la qualité relationnelle pour permettre aux parties du différend d’identifier l’issue la plus adaptée à leur ouvrir de nouvelles perspectives, ensemble ou séparément ; elle accompagne ainsi la conduite de changement. Elle permet de sortir des issues de la gestion de l’adversité (Abandon, Domination et Résignation) pour ouvrir celle de la promotion de l’altérité (Reprise, Aménagement et Rupture consensuelle).

Le principe est que la teneur des échanges d’un processus de médiation professionnelle est confidentielle. Cependant, cette confidentialité peut ne pas s’appliquer lors d’accompagnement de négociation, puisque les enjeux et intérêts peuvent concerner des personnes externes. Néanmoins, les aléas des échanges entre les acteurs de la négociation sont de nature à ne pas être communiquer en externe, puisqu’il peut s’agir d’humeurs personnelles et de réactions émotionnelles de l’un ou de l’autre.

Le principe même de la médiation professionnelle est de ne pas être une alternative, mais une continuité quant à la relation instaurée. L’alternative est l’approche arbitrale, l’intervention d’un tiers qui se substitue soit pour interpréter la situation au moyen d’un règlement ou d’un code, soit pour décider en lieu et place des personnes. Les médiations traditionnelles sont des pratiques de conduite à l’acceptation d’une situation, il s’agit des formes de conciliation et d’arbitrage.

Les concepts clés de la médiation professionnelle sont la qualité relationnelle, l’ingénierie relationnelle, la méthode, la rationalité, la rigueur, la transmissibilité pédagogique, l’altérité, la dynamique contributive, la liberté de décision, l’inimaginable discussion.

La médiation professionnelle est associée au paradigme de l’entente et de l’Entente Sociale, non du Contrat Social. Elle est conduite dans la perspective de l’Entente, qui est à la base de toute relation, non pas au regard de la gestion des tenants et aboutissants interprétés de tout contrat. Elle est une instrumentation au service de l’exercice de la liberté de décision et passe par la prévalence du droit à la médiation sur l’accès au système judiciaire.

L’expression « processus structuré » est issu du vocabulaire de la médiation professionnelle. Elle a été reprise dans les textes officiels en Europe et en France, suite à des échanges avec les rédacteurs de la directive européenne sur la médiation. Le processus structuré commence par la conduite de l’entretien individuel jusqu’à l’entente en passant par l’animation des réunions. La réalisation de ce processus nécessite le pilotage des étapes indispensables à l’identification par les parties, séparément puis ensemble, des éléments ayant participé à la dégradation de leur relation. La maîtrise de ressources de raisonnement, d’incitation à la réflexion, d’ouverture de l’altérité, notamment par l’inimaginable discussion, est un moyen essentiel pour la mise en œuvre de ce processus original. Les étapes ont de nombreux éléments imbriqués, dans l’identification des invariants de l’adversité, par opposition à ceux de l’altérité. Elles font passer de la compréhension de conditions relationnelles à leur appropriation. Cette méthodologie permet aux personnes de se dégager de la dynamique conflictuelle pour réaliser une démarche résolutoire au moyen de la rationalité.

Ce qui a motivé Jean-Louis Lascoux à initier la médiation professionnelle est parti d’un constat, celui du manque de rationalité des modélisations du fonctionnement humain. Tout d’abord, la démarche a consisté à définir la personne en tant qu’actrice relationnelle. Il en a résulté le modèle des Structures et Interactions en Communication – SIC, avec les trois schémas de communication : Réception, Réflexion et Emission. Ensuite, l’élaboration a portée sur la rationalisation d’un processus, c’est le « processus structuré ». Simultanément, l’application de la méthode a conduit à identifier un ensemble d’invariants de la dégradation relationnelle et de la qualité relationnelle.

La médiation professionnelle a ainsi été initiée dans une démarche globale de recherche de compréhension du fonctionnement humain. Le défi a consisté à créer une représentation de la dynamique communicationnelle pour envisager ses effets relationnels. Le résultat a été une formation originale, la publication d’ouvrages et la création de la profession de médiateur.

Jean-Louis Lascoux (1957-) est l’initiateur de la médiation professionnelle. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage fondateur « Pratique de la médiation professionnelle » et du « Dictionnaire encyclopédique de la médiation ». Dans les années 1980, il a été responsable juridique au sein d’une association syndicale des familles et a représenté les consommateurs dans plusieurs ministères. Puis, dans les années 1990, il est devenu consultant et formateur en management et relations humaines, il a développé des techniques de rapprochement d’entreprise. En 1999, il a défini le processus structuré de la médiation professionnelle. Il a créé l’école professionnelle de la médiation et de la négociation, avec le cursus débouchant sur le diplôme de la profession de médiateur, en proposant la mise en place de cette nouvelle profession, avec l’ingénierie relationnelle. Il a défini la qualité relationnelle, notamment avec ses applications au travail (la QRT) et l’amélioration du dialogue social. Il a également proposé de reprendre les travaux des Lumières en redéfinissant le paradigme fondateur de la vie en société, démontrant la prévalence de l’Entente Sociale sur le Contrat Social. Il a proposé la reconnaissance du Droit à la médiation.

Dans la perspective de la résolution d’un différend, les étapes de la médiation professionnelle sont la conduite d’entretiens individuels et l’animation de réunion, se finalisant par la définition d’une entente. Les étapes suivent une structure qui peut varier, mais chacune est à retenir comme indispensable. Une étape consiste à identifier et une autre à s’approprier des postures et dispositions favorables à la résolution définitive du différend. Chaque partie séparément échange avec le tiers sur ses attentes de clôture du différend, puis elle énonce ses attentes concernant l’intervention du tiers, et concernant l’implication de l’autre partie. Elle prend elle-même des engagements en reprenant ses propres attentes afin de s’assurer de la fiabilité de son implication. Chaque partie s’assure de sa détermination à résoudre le différend, dans une prédisposition de libre-décision. La démarche suivante consiste alors à mettre en œuvre la suite du processus structuré pour l’animation de la ou des réunions. Après les constats sur les fondamentaux d’entente favorables à la démarche résolutoire, le médiateur professionnel accompagne les parties, de manière spécifique, dans un bilan de leur relation, un inventaire de situation et la définition d’un projet, qui pourra être ensemble ou séparément. Les issues sont anticipées en toutes hypothèses, avec une reprise à court terme de la relation comme elle était avant la dynamique conflictuelle, ou avec un aménagement dont les variations sont identifiables, ou encore dans une démarche de rupture consensuelle.

Le droit à la médiation est issu de son tenant : la médiation obligatoire. Il convient de voir l’exercice de la médiation comme un moyen d’exercer la liberté de décision. En effet, le médiateur professionnel, à la différence d’un « médiateur traditionnel » exerçant dans le cadre du Contrat Social, a pour objectif d’aider les protagonistes à prolonger l’exercice de leur liberté relationnelle et décisionnelle.

Quel que soit le contexte, les relations s’établissent selon des choix qui peuvent sembler s’imposer ou être imposer, mais qui restent dans la liberté de décision de chacun. Lors d’une procédure judiciaire, l’intervention de tout tiers consiste à mettre les « justiciables » sous tutelle. Les avocats font une relecture des causes du différend pour leur donner le sens qu’ils considèrent pertinent au regard des textes de loi. Les juges s’appuient à leur tour sur les mêmes textes ou d’autres et en tirent une conclusion dont le principe est qu’elle s’impose aux parties. En fait, le caractère interprétatif de l’ensemble de la démarche judiciaire satisfait de moins en moins les citoyens. Le droit d’accès à la justice, idéalisée en un temps où la culture générale était très peu développée, est devenu bien moins satisfaisant. De fait, on ne dirige plus comme avant, les relations d’autorité ne peuvent plus s’exercer comme au temps de la féodalité, la magistrature est un outil de gouvernance et les deux sont en cours de redéfinition tout comme le sens de la vie en société.

Le droit à la médiation vient assurer aux citoyens le prolongement de leur libre décision, en cela il promeut cette pratique pro bono publico, la médiation professionnelle. Il doit être inscrit en amont du droit d’accès au système judiciaire. Ce recours au judiciaire est en réalité l’alternative quand on ne sait pas comment faire autrement, après avoir même choisi de se faire aider pour l’exercice de la liberté de décision. Le judiciaire est une capitulation de la liberté, qui doit être vue comme l’ultime recours, tandis que le droit à la médiation doit être garanti comme le droit à l’éducation.

Le recours à un médiateur professionnel est utile dans toutes les situations de définition de projet, surtout pour aider à anticiper les difficultés, voire les risques. La médiation professionnelle, avec l’ingénierie relationnelle, est au service de la qualité relationnelle.

De ce fait, dans n’importe quel projet, pour réfléchir aux interactions entre ce qui fait le projet, ce que fait le projet et ceux qui font le projet, la médiation professionnelle est une excellente option.

Dans les contextes conflictuels, la médiation professionnelle peut être prescrite à tout moment. En fait, compte tenu de l’entêtement et de la fermeture que provoque l’émotion dans un conflit, il appartient à tout intervenant extérieur de préconiser l’intervention d’un médiateur professionnel.

Le processus structuré de la médiation professionnelle peut être mis en place à tout moment d’une démarche procédurale : avant, pendant et après. En matière civile, la décision d’un juge ne vaut que si la partie gagnante veut l’imposer et que la partie perdante ne fait pas en sorte de se soustraire.

Les inconvénients de la médiation professionnelle peuvent être identifiés soit au regard des professions traditionnellement impliquées dans le règlement des différends, soit des personnes impliquées dans un conflit.

D’abord, les professions traditionnelles susmentionnées peuvent voir dans la médiation professionnelle une mise en cause de leurs justifications sociétales. Les professionnels qui les exercent peuvent y voir une décrédibilisation de leurs pratiques. En effet, un différend résolu en médiation professionnelle n’est pas un différend réglé par une approche juridico-judiciaire. Quid alors de la nécessité du juge et de l’ensemble des professions associées à cette mission privative, in fine, de la liberté de décision ? Des personnes sorties d’un conflit par la médiation professionnelle ne sont plus des clients pour les approches de types psychothérapeutiques ; des personnes ayant fait leurs propres choix, indépendamment d’une conception morale ne sont plus dans une démarche conforme à une conception religieuse. Ce genre d’inconvénients concerne les professions traditionnellement tierces.

Pour ce qui est des personnes en litige ou conflit, les inconvénients peuvent être de plusieurs nature : prendre du temps pour revenir sur ce qui a fait le conflit, prendre le risque de devoir réfléchir autrement sur ce qui a fait le conflit, devoir envisager une issue différente de celle qui tendait à s’imposer dans le chemin de la « gestion de l’adversité ». Autrement dit : réfléchir, user de rationalité, témoigner de conscience, ce n’est pas simple quand on s’entête soi-même à penser que l’autre n’en n’est pas capable et que c’est vécu dans la réciprocité. Dans cette situation, la médiation professionnelle confronte bien à des limites personnelles à l’imagination.

Quand on est formé, on peut se faire une obligation de cohérence et attendre des autres qu’ils soient plus exigeants envers eux-mêmes concernant leur communication.

Choisir la médiation professionnelle, ce n’est pas faire un choix faute de mieux ou pour éviter le pire. C’est une démarche intelligente, faite sur le juste constat que dans une situation difficile, il faut se faire aider. Une crise relationnelle implique parfois un changement relationnel : un médiateur professionnel est l’accompagnateur de ce changement. Il est vrai que l’on pourrait simplement dire que là où le juridisme divise et le judiciaire laisse les gens dos-à-dos, la médiation rapproche et tisse le relationnel.

 

Le succès de la médiation repose sur le seul fait que les deux parties viennent voir et discuter avec un médiateur. Faut-il affirmer que des compétences du médiateur dépend le résultat ?

Les avantages de la médiation professionnelle sont imbriqués à son déroulement. Le premier pourrait être celui qui consiste à ce qu’une personne fasse le point, lors d’un entretien privé et confidentiel, de l’état d’une relation, professionnelle, personnelle, économique, patrimonial, de voisinage, ou autre et sache ce qu’elle veut réellement faire, par delà l’état émotionnelle qui peut avoir obscurci son jugement. Un autre avantage peut porter sur une aide à la structuration de la pensée pour mieux aborder la situation de confrontation, laquelle peut être une étape vers un changement, lequel peut aller de l’aménagement à la rupture relationnelle, quel que soit l’apparence de la relation (durable ou non). La reprise d’un dialogue, même ponctuel, de simple circonstance pour mettre un terme au différend, peut aussi être vue comme un avantage. Plusieurs autres avantages peuvent être listés, au choix ou tout à fait cumulables :

  • La médiation en appelle à la responsabilité personnelle et à la capacité de décider de chaque partie ;
  • Les parties définissent les modalités de la médiation, avec le médiateur auquel elles confient la responsabilité de la garantie de son bon déroulement ;
  • Elle s’adapte aux différents contextes ;
  • Elle est un huis-clos : un processus confidentiel auquel les parties et le médiateur s’engagent ;
  • Elle est économique, en temps et en argent : moins coûteuse et aléatoire qu’un rapport de force ou une procédure judiciaire ;
  • Elle s’inscrit dans la réalité relationnelle : prise en compte du caractère durable ou non durable des relations entre les parties ;
  • Elle intègre la réflexion et la créativité de chacun, ouvre à un esprit de contribution pour la résolution des différends et des problèmes ;
  • Elle a des avantages qui dépassent la situation en cause : permet d’examiner les aspects d’un différend et d’anticiper les risques inhérents à la mise en œuvre de l’accord ;
  • Elle va de la qualité relationnelle à la négociation : intègre un processus créatif ;
  • Elle va jusqu’à la conclusion d’un accord et dépasse l’accord en travaillant sur une dynamique de projet adaptée à chaque cas ;

Le médiateur professionnel présente des garanties professionnelles du Code d’éthique et de déontologie – le CODEOME, en tant que membre de la chambre professionnelle de la médiation et de la négociation – CPMN.

Pour exercer la profession de médiateur, il fait être titulaire du certificat d’aptitude à la profession de médiateur, membre de la chambre professionnelle de la médiation et de la négociation.

Pour devenir médiateur professionnel, des repères importants de culture générale sont nécessaires, avec une connaissance pratique des relations, sans préjugés sur les aspects culturels.

Le candidat à l’exercice de la profession de médiateur doit être ouvert aux doutes, sous ses différentes formes, curieux des modalités de fonctionnement de chacun.

Le médiateur professionnel est un promoteur de l’exercice de la liberté, par son premier axe, celui de l’exercice de liberté de décision. Il est un acteur de la diffusion de la qualité relationnelle, de son enseignement et de son apprentissage dans tous les environnements sociétaux.

Le médiateur professionnel participe à la vie et à la promotion de sa profession et du paradigme de l’entente et de l’entente sociale.

La profession de médiateur prend du sens à celui qui l’exerce au travers du sens qu’il lui donne par sa contribution sociétale à l’entente et à l’entente sociale.

Une culture générale est nécessaire pour exercer en médiation professionnelle dans l’ensemble de sa diversité d’intervention. Cependant, la maîtrise du processus structuré est indispensable.

La formation est dispensée exclusivement par l’école professionnelle de la médiation et de la négociation, débouchant sur l’obtention du certificat d’aptitude à la profession de médiateur, et un suivi permanent des perfectionnements de l’ingénierie relationnelle au sein de l’EPMN.

Le siège de l’EPMN est à Bordeaux. Les formations sont dispensées dans plusieurs villes de l’Hexagone, Bordeaux, Paris et Lyon.

Dans les Caraïbes, en Guadeloupe, Martinique et Guyane. En Suisse et dans plusieurs pays francophones d’Afrique, à commencer par la Côte d’Ivoire, à Abidjan, qui a connu les premiers développements en terres africaines.

Les compétences premières des médiateurs professionnels portent sur la maîtrise du processus structuré et structurant de résolution des différends, principalement les litiges et conflits. Elles leur permettent souvent d’aider les personnes à rompre avec leurs habitudes de pensée.

Les interventions des médiateurs professionnels sont pédagogiques et visent l’aide à la structuration d’une décision partagée. Elles sont pédagogiques et consistent dans le transfert de repères sur les invariants de la dégradation relationnelle et quelques fondamentaux de la qualité relationnelle.

Ils peuvent être habilités par l’EPMN à dispenser plusieurs types de formation en matière de communication, interventions publiques, relations humaines, pédagogie, conduite de projet, management et gouvernance. La formation phare est celle de la qualité relationnelle dans les relations quotidiennes ou au travail (la QRT). Ils peuvent aussi piloter la mise en place de dispositifs de médiation au sein des organisations (DMPI) ; s’appuyer sur l’homologation Format Dialogue de l’EPMN dans la perspective de soutenir la qualité du dialogue social dans les entreprises. Ils peuvent faire de l’accompagnement individuel et d’équipe avec l’étude des Structures et Interactions en Communication (SIC).

Ils peuvent développer leurs réseaux avec les conventions ViaMediation dont le label représente une plateforme de références partenariales très importante.

Ils peuvent devenir praticiens de la médiation de la consommation, en relation avec la Société de la Médiation Professionnelle, laquelle est enregistrée parmi les médiateurs de la consommation.

La posture des médiateurs professionnels est définie par la distanciation qu’ils savent instaurer entre eux et les personnes impliquées et les sujets évoqués.

Le médiateur professionnel est distancié au regard des parties, du prescripteur, de l’environnement culturel et des enjeux et intérêts. Cette posture de distanciation se caractérise par trois éléments :

  • indépendance relativement aux autorités qui peuvent traditionnellement exercer une tutelle sur les parties.
  • impartialité au regard des enjeux et des intérêts concernant ou impliquant les protagonistes

neutralité au regard du projet et de la solution choisie par les parties

La neutralité est une posture de distanciation. En médiation professionnelle, elle concerne le médiateur professionnel au regard de l’issue choisie et de la solution adoptée par les parties d’un différend, dans une perspective d’altérité.

La neutralité n’est pas une absence de positionnement. Elle est parfois confondue avec une manière d’indifférence qui tendrait à témoigner d’une absence d’implication. Or, la neutralité en matière de médiation n’est pas au regard des parties et de leurs intérêts, pas plus qu’au regard des prescripteurs ou des enjeux matériels ou moraux. Là, il s’agit d’impartialité ou d’indépendance. La médiation professionnelle est l’affirmation d’une possibilité de résoudre les différends par le dialogue assisté par un tiers, le médiateur professionnel. Elle ne consiste pas à offrir une alternative qui proposerait le choix entre l’altérité et l’adversité, et dans les deux cas à permettre d’envisager les modalités. Elle consiste à aider les parties à conduire un projet qui les implique ensemble ou pas. De ce point de vue, la médiation professionnelle n’est pas neutre, mais le médiateur professionnel, lui, adopte une posture de neutralité.

La technicité de la profession de médiateur porte sur la conduite de raisonnements, la posture de distanciation, l’accompagnement des évolutions et changements, l’aide à la structuration pour clarifier, élaborer et mettre en place un projet. La formation à la médiation professionnelle dispense les fondamentaux de ce qui fait une relation. Elle permet de clarifier la modélisation du contrat social et de conduire une réflexion sur ce qui fait l’entente et l’entente sociale. Elle dispense des techniques, des méthodes et des échanges d’expérience sur des dispositifs. D’un côté, avec le contrat social, il existe un fatalisme d’adversité, avec une dimension de contrainte débouchant sur la « servitude volontaire », de l’autre, avec l’Entente Sociale, c’est un potentiel d’apprentissage, avec la découverte des outils intellectuels pour exercer la liberté, débouchant sur la compréhension de l’altérité.

Les savoir-faire de la profession de médiateur sont dans le champ du savoir observer, écouter, réfléchir, raisonner, structurer, exprimer, aider à exprimer, aider à structurer, à réfléchir, aider à raisonner, à comprendre, à restituer.

Cette instrumentation intéresse évidemment tout un chacun. Mais ce qui fait la performance du médiateur professionnel réside dans sa maîtrise de ces techniques d’ingénierie relationnelle, son aptitude à être distancié, son savoir-faire en alterocentrage, sa maîtrise de la diversification du langage, du langage attributif, sa conduite des raisonnements, son anticipation des voies résolutoires.

En découvrant l’altérocentrage, la diversification du langage et la restitution de sens, vous ouvrez des perspectives nouvelles pour faciliter la résolution des différends. Ces trois techniques élaborées par Jean-Louis Lascoux sont au coeur des compétences des médiateurs professionnels. Et elles ont leur pertinence dans l’utilisation éthique des raisonnements rigoureux.

Le mot « ingénierie » est associé à l’idée de méthode, de rationalité, de rigueur ; c’est bien en ce sens exigeant que Jean-Louis Lascoux l’a utilisé pour nommer le cœur méthodologique des savoir-faire de la profession de médiateur. L’expression « médiation professionnelle » était insuffisant. Cette expression désigne un contexte d’application, celui d’une relation problématique. Avec « l’ingénierie relationnelle », tous les aspects relationnels peuvent être étudiés, examinés, analysés, dans l’ensemble de leurs interactions, ainsi que tous les contextes. Ainsi, l’ingénierie relationnelle a pour modèle de base celui des « structures et interactions en communication ». Son champ d’observation, d’analyse et de développement vise à élaborer des savoir-faire pour renforcer la qualité relationnelle quelle que soit la situation vécue.

Les applications vont dans l’ensemble des contextes relationnels : pédagogie, management, éducation, société, gouvernance, vie personnelle…

La qualité relationnelle est la pratique issue de la médiation professionnelle. Ses invariants et outils sont répertoriés dans l’ingénierie relationnelle, et la plupart sont en miroir des invariants de la « dégradation relationnelle ».

L’idée de la qualité relationnelle remonte à 1987, au moment des travaux lancés par l’AFNOR sur la qualité des produits et des services. A l’époque, le concept était apparu insensé, le terme de qualité ne semblait pas pouvoir s’appliquer aux relations. Pourtant, Jean-Louis Lascoux l’a maintenu et a considéré que pour accompagner la résolution d’un différend, il est indispensable d’avoir une représentation claire de ce qu’est la qualité relationnelle plutôt que d’en rester à la représentation fataliste du conflit. Il a défini la qualité relationnelle comme étant la toile de fond de la médiation professionnelle.

Dans la vie professionnelle, c’est la Qualité Relationnelle au Travail, la QRT. L’auteur a identifié les éléments caractéristiques de cette approche qualitative, avec les 6 aspects de la reconnaissance, la diversification du langage pour l’expression de soi et l’altérocentrage, pour l’aide à l’expression d’autrui.

Cette approche est désormais très popularisée et est enseignée en présentiel et en distanciel par l’école professionnelle de la médiation et de la négociation.

L’exercice de la profession de médiateur ouvre des champs d’intervention divers. Des situations conflictuelles à la définition et à l’accompagnement des changements et de tout projet, c’est une profession très diversifiée en termes d’interventions : restauration d’entente dans la vie conjugale, de voisinage, de vie professionnelle, pédagogie, enseignement, formation, recherches, interventions publiques.

Le principal apport de la profession de médiateur n’est pas tant dans les heurts interpersonnels, bien sûr que c’est important, mais l’essentiel de la contribution de cette nouvelle profession est dans l’ensemble de la société. Elle est porteuse de l’idée que la culture de l’entente fonde la vie en société, la cimente, la garantie, promeut autant la sécurité des personnes que leur liberté.

Exercer la profession de médiateur, c’est ainsi apporter une contribution à la promotion de l’accueil par-delà toutes les différences, c’est un renouveau culturel dans un monde qui s’est ouvert grâce à toutes les technologies. La profession de médiateur s’inscrit dans cette modernité.

Cette question peut paraître curieuse. En réalité, vous pouvez constater que nous avons tous reçu, dans un silence concernant le fait que c’est un point de vue, une conception de ce qu’est l’humanité. Et cette conception participe pleinement de la manière dont nous sommes en relation avec autrui. La conception que nous avons reçu ou que nous nous sommes fabriquée autorise (oui, autorise) les exclusions, mises à l’index, ségrégations et les racismes et toutes les formes de discrimination, ou les compréhensions, nos acceptations, façonne notre échelle de tolérance, notre sens de l’accueil, notre tendance à la bienveillance et à l’altérité.

La profession de médiateur implique donc une approche de l’humanité.

Pour un médiateur professionnel, l’humanité fait partie de l’ensemble de l’écosystème. Cependant, il y constate des originalités de relations à soi et au monde, la conscience de soi et de la relation au temps, la capacité à donner des formes de réalité à produits de son imagination, la tendance accumulatrice dans de nombreux domaines : matériels, émotionnels et intellectuels. Pour son domaine d’activité, dans le champ des relations, le médiateur professionnel voit les humains comme en cours d’évolution.

Il est lui-même dans ce prisme qui lui fait voir chacun comme apprenant et perfectible, et dont la conscience est souvent opérationnelle de manière sélective. Les humains sont de ce fait ignorants, maladroits et confusionnels concernant leur manière de fonctionner. Chacun revendique une conscience qu’il conjugue voire confond avec la raison et s’en trouve doté en suffisance au point de ne guère en désirer davantage. Il éprouve un besoin en reconnaissance de légitimité concernant ses conceptions, ses ressentis et émotions et ses entreprises et actions. Là où il a souvent le plus besoin d’apprendre, c’est là où il pense et affirme qu’il a le moins besoin d’apprendre.

Les situations différentes impliquent des prises en charge spécifiques de la rémunération du médiateur. Il peut être rémunéré par le commanditaire, le prescripteur, l’une des parties ou les deux. Selon les cas et les accords préalables, la rémunération peut être répartie entre ces différents intéressés. Les contrats peuvent prévoir l’intervention de médiateur professionnel et les conditions de rémunération.

Dans la vie professionnelle, la situation est la plus courante est la prise en charge par l’entreprise.

La confusion entre la direction et l’entreprise elle-même a été la cause d’une opposition à l’idée de médiateur salarié. De ce fait, la CPMN a longtemps été la seule organisation de médiateurs à préconiser des dispositifs de médiation internalisée. L’argumentation est que la source de la rémunération d’un médiateur interne n’est pas le dirigeant de l’entreprise, mais l’entreprise elle-même, ce qui fait que le médiateur n’est pas plus à la solde de l’employeur que tout autre acteur rémunéré par l’entreprise. Ainsi contrairement à ce qui n’est pas encore compris partout, l’indépendance du médiateur n’est pas en cause au regard de la source de sa rémunération. Le médiateur professionnel n’est pas un mercenaire.

Les assurances peuvent prendre en charge la rémunération d’un médiateur professionnel ; l’aide juridictionnelle peut aussi être affectée à la rémunération d’un médiateur professionnel.

La médiation professionnelle est une prestation de services dont les coûts varient en fonction des situations et des contextes.

En entreprise, pour la conduite d’un processus de résolution de conflits, le principe est une rémunération alignée sur la grille tarifaire des consultants séniors. L’accompagnement de négociation est le plus souvent tarifé de manière spécifique. Des conventions peuvent prévoir un dispositif de médiation qui permet le recours circonstanciel à un médiateur professionnel, dans ce cas, il s’agit de formule d’abonnement.

En cours de procédure judiciaire, les honoraires sont définis préalablement avec les magistrats.

La saisine d’un médiateur professionnel peut se faire via son référencement sur internet. Lors d’une procédure, elle peut être sollicitée auprès du magistrat. Pour ce qui est des litiges de la consommation, la saisine se fait par le site de la Société de la Médiation professionnelle dédié.

Les médiateurs professionnels sont membres de la CPMN et référencés sur le site allomediateur.com où ils indiquent leurs choix d’intervention et leurs habilitations. Ce site permet les prises de rendez-vous grâce à l’accès au planning des professionnels de la médiation.

La première structure de la profession de médiateur est l’EPMN, l’école professionnelle de la médiation et de la négociation.

Le centre de recherche de la profession de médiateur est le CREISIR, centre de recherche en entente interpersonnelle et sociale et en ingénierie relationnelle.

La structure organisatrice de la profession de médiateur est la CPMN, la chambre professionnelle de la médiation et de la négociation.

ViaMediation est le réseau partenarial d’entreprises.

Concernant les litiges de la consommation, c’est la Société de la médiation professionnelle, dont les activités concernant aussi l’accompagnement de projets, de négociation et les interventions pour la mise en place de dispositifs de médiation professionnelle internalisée et externalisée.

Depuis 2001, la chambre professionnelle de la médiation et de la négociation, la CPMN, représente la profession de médiateur. Elle est porteuse du référentiel éthique et déontologique, avec le manifeste pour le droit à la médiation, la plateforme de revendication de la profession de médiateur, une charte et le Code d’Ethique et de déontologie de la médiation, le CODEOME.

Le logo de l’EPMN a été créé en 1991. Il est fait de la lettre grecque phi, pour philosophie, avec un pourtour comme le symbole @. L’idée est de symboliser la modernité de la démarche de réflexion à laquelle fait référence l’enseignement de la médiation professionnelle et les techniques d’ingénierie relationnelle.

Le logo de la CPMN est réalisé avec des parenthèses inversées, et au centre le signe +. L’idée est de symboliser une mise en relation, par l’intervention d’un tiers représenté par le signe additionnel. Simultanément, l’utilisation de ces signes typographiques sont accessibles par les claviers, ce qui permet d’écrire symboliquement CPMN par son logo )+(.

Le logo de la Société de la médiation professionnelle résulte de la représentation du modèle des Structures et Interactions en Communication, avec ses trois axes et les couleurs primaires associées. Ce logo symbolise la recherche de diversification en matière de communication.

Le premier ouvrage, support de formation de la profession de médiateur, est Pratique de la médiation professionnelle, dont la première édition date de 2001.

  • Pratique de la médiation professionnelle, une méthode alternative à la gestion des conflits, Edition ESF, Jean-Louis Lascoux
  • Dictionnaire encyclopédique de la médiation, au service de la qualité relationnelle et de l’entente sociale, Edition ESF, Jean-Louis Lascoux
  • Et tu deviendras médiateur … et peut-être philosophe, édition Médiateurs, Jean-Louis Lascoux
  • Pratique de l’ingénierie relationnelle, édition ESF, Jean-Louis Lascoux, Henri Sendros Mila, Fabien Eon
  • Médiation de la consommation, le guide pratique, édition ESF, Jean-Louis Lascoux, Jérôme Messinguiral, Edith Delbreil
  • Code de la Médiation, édition Médiateurs, sous la direction d’Agnès Tavel
  • Ethique et déontologie, édition Médiateurs, Jean-Louis Lascoux

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : Définitions sur la médiation et la médiation professionnelle

L’interview éco : Peggy Dyèvre RangerCfacile

Le guide pratique de la médiation de la consommation
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Noël approche, et avec lui le casse tête du rangement et du stockage des anciens jouets qui sont remisés après la découverte des nouveaux jouets reçus le 24 décembre au soir. C’est le moment d’organiser vos locaux.

Plus largement, Pour Peggy Coach en rangement et en organisation, ranger son environnement, c’est aussi ranger ses idées. Elle accompagne les particuliers et les entreprises dans leurs problèmes d’encombrement physique, numérique et gestion de temps.

Elle intervient sur la structure opérationnelle, son expertise s’arrête aux aspects concrets. Elle enlève le grain de sable dans les rouages. Sa pratique remet l’humain au cœur. Vous ne pourrez plus dire « Désolé, je n’ai pas eu le temps de ranger », alors, le rangement, c’est hype ou pas hype ?

Besoin d’en savoir plus ? Contactez « Mary Poppins » sur son blog RangerCfacile

Les professionnels qui vendent des biens ou des services à des particuliers sont soumis à l’obligation de mise en place d’un dispositif de médiation de la consommation en nommant un médiateur de la consommation validé par la CECMC, comme la société de la Médiation Professionnelle.

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : L’interview éco : Peggy Dyèvre RangerCfacile

Etats Généraux de la Justice : Atelier Droit à la médiation

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« Ce n’est pas en appauvrissant le pouvoir des juges que l’on va redonner confiance dans le système judiciaire » : ai-je dit lors du lancement de l’Atelier sur la reconnaissance du « Droit à la médiation », le 26 novembre dernier, dans le cadre des Etats Généraux de la Justice, Parlons Justice, initié par le ministre Eric Dupond-Moretti.

Vous avez accès à la conduite de la réflexion sur le Droit à la médiation proposé pour faire évoluer la pratique de la résolution des différends dans l’ensemble des « litiges civils ». Vous serez sans doute surpris des effets collatéraux du développement de ce droit nouveau, soutenu par la profession de médiateur.

Comme l’identification de la profession de médiateur était une évidence, certes contestée par l’ensemble des écoles de la médiation traditionnelle, le droit à la médiation s’inscrit dans la logique des choses de la vie en société. Actualisez-vous !

Ensemble, faisons progresser cette profession nouvelle du 21ème siècle. Accompagnons la réalisation de ce défi de la vie en société : enseigner la relation, l’usage de la raison, la pratique de la réflexion et le développement de la conscience. Soyons les promoteurs de l’exercice de la liberté.

Bonne découverte. N’hésitez pas à partager, à commenter, à contribuer, à diffuser l’information et à vous former.

Avec la Médiation professionnelle, c’est vous qui choisissez

Avec les médiateurs professionnels, c’est vous qui décidez.

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Les animateurs des Ateliers des Etats Généraux de la Justice :

  • Charline Bascones
  • Gaetane Catalano-Llordes
  • Jean-Bruno Chantraine
  • Jérôme Messinguiral
  • Laurent Metz
  • Jean-Louis Lascoux
  • Edith Delbreil Sikorzinski

Technique : Jérémy Baudon

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Source: Officiel de la Médiation A lire ici : Etats Généraux de la Justice : Atelier Droit à la médiation