Définitions sur la médiation et la médiation professionnelle

Définitions sur la médiation et la médiation professionnelle

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Des questions concernant la médiation professionnelle et l’ensemble du développement de la profession de médiateur.

Procurez-vous ces trois ouvrages fondateurs :

  1. Pratique de la médiation professionnelle, Jean-Louis Lascoux, ESF Sciences Humaines
  2. Et tu deviendras médiateur et peut-être philosophe, Jean-Louis Lascoux, Médiateurs Editeurs
  3. Dictionnaire encyclopédique de la médiation, Jean-Louis Lascoux, ESF Sciences Humaines

Un média numérique et une application pour smartphones et tablettes

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Le développement de la Médiation professionnelle explique que vous trouvez l’expression dans les catalogues et discours de plusieurs organismes de formation.

L’imitation dans le champ de la formation est répandue. Ici, la polémique est clarificatrice. La création de cette pratique a été réalisée par Jean-Louis Lascoux et il a confié son enseignement en exclusivité à l’école professionnelle de la médiation et de la négociation. Il est à l’origine de la profession de médiateur, avec le certificat d’aptitude à la profession de médiateur – CAP’M, de l’ingénierie relationnelle, de la qualité relationnelle et du paradigme de l’Entente et de l’Entente Sociale.

Dans la formation de médiation professionnelle, vous découvrez une méthodologie, des repères précis, la pratique de la rationalité, des dispositifs efficaces.

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Définitions sur la médiation et la médiation professionnelle

La médiation professionnelle est une pratique pro bono publico, rationnelle qui consiste dans l’intervention de tiers pour accompagner la définition ou la redéfinition d’un projet relationnel. Créée par Jean-Louis Lascoux, elle est dispensée exclusivement par l’école professionnelle de la médiation et de la négociation, l’EPMN, en outillant les perspectives d’Entente et d’Entente Sociale. Elle repose sur un enseignement débouchant sur l’obtention du certificat d’aptitude à la profession de médiateur, le CAP’M. Elle consiste à utiliser des techniques d’ingénierie relationnelle, pour aider à définir et à conduire librement des projets relationnels dans l’altérité, et si nécessaire de résoudre des conflits, dont les issues et les solutions peuvent impliquer des changements, en instaurant des conditions de qualité relationnelle. Son exercice est associé à celui de la reconnaissance du droit à la médiation.

Dans les contextes de résolution de conflit, la médiation professionnelle consiste dans la conduite d’un processus structuré. Elle part d’une compréhension nouvelle des relations pour l’instauration, la restauration et l’ancrage de la qualité relationnelle pour permettre aux parties du différend d’identifier l’issue la plus adaptée à leur ouvrir de nouvelles perspectives, ensemble ou séparément ; elle accompagne ainsi la conduite de changement. Elle permet de sortir des issues de la gestion de l’adversité (Abandon, Domination et Résignation) pour ouvrir celle de la promotion de l’altérité (Reprise, Aménagement et Rupture consensuelle).

Le principe est que la teneur des échanges d’un processus de médiation professionnelle est confidentielle. Cependant, cette confidentialité peut ne pas s’appliquer lors d’accompagnement de négociation, puisque les enjeux et intérêts peuvent concerner des personnes externes. Néanmoins, les aléas des échanges entre les acteurs de la négociation sont de nature à ne pas être communiquer en externe, puisqu’il peut s’agir d’humeurs personnelles et de réactions émotionnelles de l’un ou de l’autre.

Le principe même de la médiation professionnelle est de ne pas être une alternative, mais une continuité quant à la relation instaurée. L’alternative est l’approche arbitrale, l’intervention d’un tiers qui se substitue soit pour interpréter la situation au moyen d’un règlement ou d’un code, soit pour décider en lieu et place des personnes. Les médiations traditionnelles sont des pratiques de conduite à l’acceptation d’une situation, il s’agit des formes de conciliation et d’arbitrage.

Les concepts clés de la médiation professionnelle sont la qualité relationnelle, l’ingénierie relationnelle, la méthode, la rationalité, la rigueur, la transmissibilité pédagogique, l’altérité, la dynamique contributive, la liberté de décision, l’inimaginable discussion.

La médiation professionnelle est associée au paradigme de l’entente et de l’Entente Sociale, non du Contrat Social. Elle est conduite dans la perspective de l’Entente, qui est à la base de toute relation, non pas au regard de la gestion des tenants et aboutissants interprétés de tout contrat. Elle est une instrumentation au service de l’exercice de la liberté de décision et passe par la prévalence du droit à la médiation sur l’accès au système judiciaire.

L’expression « processus structuré » est issu du vocabulaire de la médiation professionnelle. Elle a été reprise dans les textes officiels en Europe et en France, suite à des échanges avec les rédacteurs de la directive européenne sur la médiation. Le processus structuré commence par la conduite de l’entretien individuel jusqu’à l’entente en passant par l’animation des réunions. La réalisation de ce processus nécessite le pilotage des étapes indispensables à l’identification par les parties, séparément puis ensemble, des éléments ayant participé à la dégradation de leur relation. La maîtrise de ressources de raisonnement, d’incitation à la réflexion, d’ouverture de l’altérité, notamment par l’inimaginable discussion, est un moyen essentiel pour la mise en œuvre de ce processus original. Les étapes ont de nombreux éléments imbriqués, dans l’identification des invariants de l’adversité, par opposition à ceux de l’altérité. Elles font passer de la compréhension de conditions relationnelles à leur appropriation. Cette méthodologie permet aux personnes de se dégager de la dynamique conflictuelle pour réaliser une démarche résolutoire au moyen de la rationalité.

Ce qui a motivé Jean-Louis Lascoux à initier la médiation professionnelle est parti d’un constat, celui du manque de rationalité des modélisations du fonctionnement humain. Tout d’abord, la démarche a consisté à définir la personne en tant qu’actrice relationnelle. Il en a résulté le modèle des Structures et Interactions en Communication – SIC, avec les trois schémas de communication : Réception, Réflexion et Emission. Ensuite, l’élaboration a portée sur la rationalisation d’un processus, c’est le « processus structuré ». Simultanément, l’application de la méthode a conduit à identifier un ensemble d’invariants de la dégradation relationnelle et de la qualité relationnelle.

La médiation professionnelle a ainsi été initiée dans une démarche globale de recherche de compréhension du fonctionnement humain. Le défi a consisté à créer une représentation de la dynamique communicationnelle pour envisager ses effets relationnels. Le résultat a été une formation originale, la publication d’ouvrages et la création de la profession de médiateur.

Jean-Louis Lascoux (1957-) est l’initiateur de la médiation professionnelle. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage fondateur « Pratique de la médiation professionnelle » et du « Dictionnaire encyclopédique de la médiation ». Dans les années 1980, il a été responsable juridique au sein d’une association syndicale des familles et a représenté les consommateurs dans plusieurs ministères. Puis, dans les années 1990, il est devenu consultant et formateur en management et relations humaines, il a développé des techniques de rapprochement d’entreprise. En 1999, il a défini le processus structuré de la médiation professionnelle. Il a créé l’école professionnelle de la médiation et de la négociation, avec le cursus débouchant sur le diplôme de la profession de médiateur, en proposant la mise en place de cette nouvelle profession, avec l’ingénierie relationnelle. Il a défini la qualité relationnelle, notamment avec ses applications au travail (la QRT) et l’amélioration du dialogue social. Il a également proposé de reprendre les travaux des Lumières en redéfinissant le paradigme fondateur de la vie en société, démontrant la prévalence de l’Entente Sociale sur le Contrat Social. Il a proposé la reconnaissance du Droit à la médiation.

Dans la perspective de la résolution d’un différend, les étapes de la médiation professionnelle sont la conduite d’entretiens individuels et l’animation de réunion, se finalisant par la définition d’une entente. Les étapes suivent une structure qui peut varier, mais chacune est à retenir comme indispensable. Une étape consiste à identifier et une autre à s’approprier des postures et dispositions favorables à la résolution définitive du différend. Chaque partie séparément échange avec le tiers sur ses attentes de clôture du différend, puis elle énonce ses attentes concernant l’intervention du tiers, et concernant l’implication de l’autre partie. Elle prend elle-même des engagements en reprenant ses propres attentes afin de s’assurer de la fiabilité de son implication. Chaque partie s’assure de sa détermination à résoudre le différend, dans une prédisposition de libre-décision. La démarche suivante consiste alors à mettre en œuvre la suite du processus structuré pour l’animation de la ou des réunions. Après les constats sur les fondamentaux d’entente favorables à la démarche résolutoire, le médiateur professionnel accompagne les parties, de manière spécifique, dans un bilan de leur relation, un inventaire de situation et la définition d’un projet, qui pourra être ensemble ou séparément. Les issues sont anticipées en toutes hypothèses, avec une reprise à court terme de la relation comme elle était avant la dynamique conflictuelle, ou avec un aménagement dont les variations sont identifiables, ou encore dans une démarche de rupture consensuelle.

Le droit à la médiation est issu de son tenant : la médiation obligatoire. Il convient de voir l’exercice de la médiation comme un moyen d’exercer la liberté de décision. En effet, le médiateur professionnel, à la différence d’un « médiateur traditionnel » exerçant dans le cadre du Contrat Social, a pour objectif d’aider les protagonistes à prolonger l’exercice de leur liberté relationnelle et décisionnelle.

Quel que soit le contexte, les relations s’établissent selon des choix qui peuvent sembler s’imposer ou être imposer, mais qui restent dans la liberté de décision de chacun. Lors d’une procédure judiciaire, l’intervention de tout tiers consiste à mettre les « justiciables » sous tutelle. Les avocats font une relecture des causes du différend pour leur donner le sens qu’ils considèrent pertinent au regard des textes de loi. Les juges s’appuient à leur tour sur les mêmes textes ou d’autres et en tirent une conclusion dont le principe est qu’elle s’impose aux parties. En fait, le caractère interprétatif de l’ensemble de la démarche judiciaire satisfait de moins en moins les citoyens. Le droit d’accès à la justice, idéalisée en un temps où la culture générale était très peu développée, est devenu bien moins satisfaisant. De fait, on ne dirige plus comme avant, les relations d’autorité ne peuvent plus s’exercer comme au temps de la féodalité, la magistrature est un outil de gouvernance et les deux sont en cours de redéfinition tout comme le sens de la vie en société.

Le droit à la médiation vient assurer aux citoyens le prolongement de leur libre décision, en cela il promeut cette pratique pro bono publico, la médiation professionnelle. Il doit être inscrit en amont du droit d’accès au système judiciaire. Ce recours au judiciaire est en réalité l’alternative quand on ne sait pas comment faire autrement, après avoir même choisi de se faire aider pour l’exercice de la liberté de décision. Le judiciaire est une capitulation de la liberté, qui doit être vue comme l’ultime recours, tandis que le droit à la médiation doit être garanti comme le droit à l’éducation.

Le recours à un médiateur professionnel est utile dans toutes les situations de définition de projet, surtout pour aider à anticiper les difficultés, voire les risques. La médiation professionnelle, avec l’ingénierie relationnelle, est au service de la qualité relationnelle.

De ce fait, dans n’importe quel projet, pour réfléchir aux interactions entre ce qui fait le projet, ce que fait le projet et ceux qui font le projet, la médiation professionnelle est une excellente option.

Dans les contextes conflictuels, la médiation professionnelle peut être prescrite à tout moment. En fait, compte tenu de l’entêtement et de la fermeture que provoque l’émotion dans un conflit, il appartient à tout intervenant extérieur de préconiser l’intervention d’un médiateur professionnel.

Le processus structuré de la médiation professionnelle peut être mis en place à tout moment d’une démarche procédurale : avant, pendant et après. En matière civile, la décision d’un juge ne vaut que si la partie gagnante veut l’imposer et que la partie perdante ne fait pas en sorte de se soustraire.

Les inconvénients de la médiation professionnelle peuvent être identifiés soit au regard des professions traditionnellement impliquées dans le règlement des différends, soit des personnes impliquées dans un conflit.

D’abord, les professions traditionnelles susmentionnées peuvent voir dans la médiation professionnelle une mise en cause de leurs justifications sociétales. Les professionnels qui les exercent peuvent y voir une décrédibilisation de leurs pratiques. En effet, un différend résolu en médiation professionnelle n’est pas un différend réglé par une approche juridico-judiciaire. Quid alors de la nécessité du juge et de l’ensemble des professions associées à cette mission privative, in fine, de la liberté de décision ? Des personnes sorties d’un conflit par la médiation professionnelle ne sont plus des clients pour les approches de types psychothérapeutiques ; des personnes ayant fait leurs propres choix, indépendamment d’une conception morale ne sont plus dans une démarche conforme à une conception religieuse. Ce genre d’inconvénients concerne les professions traditionnellement tierces.

Pour ce qui est des personnes en litige ou conflit, les inconvénients peuvent être de plusieurs nature : prendre du temps pour revenir sur ce qui a fait le conflit, prendre le risque de devoir réfléchir autrement sur ce qui a fait le conflit, devoir envisager une issue différente de celle qui tendait à s’imposer dans le chemin de la « gestion de l’adversité ». Autrement dit : réfléchir, user de rationalité, témoigner de conscience, ce n’est pas simple quand on s’entête soi-même à penser que l’autre n’en n’est pas capable et que c’est vécu dans la réciprocité. Dans cette situation, la médiation professionnelle confronte bien à des limites personnelles à l’imagination.

Quand on est formé, on peut se faire une obligation de cohérence et attendre des autres qu’ils soient plus exigeants envers eux-mêmes concernant leur communication.

Choisir la médiation professionnelle, ce n’est pas faire un choix faute de mieux ou pour éviter le pire. C’est une démarche intelligente, faite sur le juste constat que dans une situation difficile, il faut se faire aider. Une crise relationnelle implique parfois un changement relationnel : un médiateur professionnel est l’accompagnateur de ce changement. Il est vrai que l’on pourrait simplement dire que là où le juridisme divise et le judiciaire laisse les gens dos-à-dos, la médiation rapproche et tisse le relationnel.

 

Le succès de la médiation repose sur le seul fait que les deux parties viennent voir et discuter avec un médiateur. Faut-il affirmer que des compétences du médiateur dépend le résultat ?

Les avantages de la médiation professionnelle sont imbriqués à son déroulement. Le premier pourrait être celui qui consiste à ce qu’une personne fasse le point, lors d’un entretien privé et confidentiel, de l’état d’une relation, professionnelle, personnelle, économique, patrimonial, de voisinage, ou autre et sache ce qu’elle veut réellement faire, par delà l’état émotionnelle qui peut avoir obscurci son jugement. Un autre avantage peut porter sur une aide à la structuration de la pensée pour mieux aborder la situation de confrontation, laquelle peut être une étape vers un changement, lequel peut aller de l’aménagement à la rupture relationnelle, quel que soit l’apparence de la relation (durable ou non). La reprise d’un dialogue, même ponctuel, de simple circonstance pour mettre un terme au différend, peut aussi être vue comme un avantage. Plusieurs autres avantages peuvent être listés, au choix ou tout à fait cumulables :

  • La médiation en appelle à la responsabilité personnelle et à la capacité de décider de chaque partie ;
  • Les parties définissent les modalités de la médiation, avec le médiateur auquel elles confient la responsabilité de la garantie de son bon déroulement ;
  • Elle s’adapte aux différents contextes ;
  • Elle est un huis-clos : un processus confidentiel auquel les parties et le médiateur s’engagent ;
  • Elle est économique, en temps et en argent : moins coûteuse et aléatoire qu’un rapport de force ou une procédure judiciaire ;
  • Elle s’inscrit dans la réalité relationnelle : prise en compte du caractère durable ou non durable des relations entre les parties ;
  • Elle intègre la réflexion et la créativité de chacun, ouvre à un esprit de contribution pour la résolution des différends et des problèmes ;
  • Elle a des avantages qui dépassent la situation en cause : permet d’examiner les aspects d’un différend et d’anticiper les risques inhérents à la mise en œuvre de l’accord ;
  • Elle va de la qualité relationnelle à la négociation : intègre un processus créatif ;
  • Elle va jusqu’à la conclusion d’un accord et dépasse l’accord en travaillant sur une dynamique de projet adaptée à chaque cas ;

Le médiateur professionnel présente des garanties professionnelles du Code d’éthique et de déontologie – le CODEOME, en tant que membre de la chambre professionnelle de la médiation et de la négociation – CPMN.

Pour exercer la profession de médiateur, il fait être titulaire du certificat d’aptitude à la profession de médiateur, membre de la chambre professionnelle de la médiation et de la négociation.

Pour devenir médiateur professionnel, des repères importants de culture générale sont nécessaires, avec une connaissance pratique des relations, sans préjugés sur les aspects culturels.

Le candidat à l’exercice de la profession de médiateur doit être ouvert aux doutes, sous ses différentes formes, curieux des modalités de fonctionnement de chacun.

Le médiateur professionnel est un promoteur de l’exercice de la liberté, par son premier axe, celui de l’exercice de liberté de décision. Il est un acteur de la diffusion de la qualité relationnelle, de son enseignement et de son apprentissage dans tous les environnements sociétaux.

Le médiateur professionnel participe à la vie et à la promotion de sa profession et du paradigme de l’entente et de l’entente sociale.

La profession de médiateur prend du sens à celui qui l’exerce au travers du sens qu’il lui donne par sa contribution sociétale à l’entente et à l’entente sociale.

Une culture générale est nécessaire pour exercer en médiation professionnelle dans l’ensemble de sa diversité d’intervention. Cependant, la maîtrise du processus structuré est indispensable.

La formation est dispensée exclusivement par l’école professionnelle de la médiation et de la négociation, débouchant sur l’obtention du certificat d’aptitude à la profession de médiateur, et un suivi permanent des perfectionnements de l’ingénierie relationnelle au sein de l’EPMN.

Le siège de l’EPMN est à Bordeaux. Les formations sont dispensées dans plusieurs villes de l’Hexagone, Bordeaux, Paris et Lyon.

Dans les Caraïbes, en Guadeloupe, Martinique et Guyane. En Suisse et dans plusieurs pays francophones d’Afrique, à commencer par la Côte d’Ivoire, à Abidjan, qui a connu les premiers développements en terres africaines.

Les compétences premières des médiateurs professionnels portent sur la maîtrise du processus structuré et structurant de résolution des différends, principalement les litiges et conflits. Elles leur permettent souvent d’aider les personnes à rompre avec leurs habitudes de pensée.

Les interventions des médiateurs professionnels sont pédagogiques et visent l’aide à la structuration d’une décision partagée. Elles sont pédagogiques et consistent dans le transfert de repères sur les invariants de la dégradation relationnelle et quelques fondamentaux de la qualité relationnelle.

Ils peuvent être habilités par l’EPMN à dispenser plusieurs types de formation en matière de communication, interventions publiques, relations humaines, pédagogie, conduite de projet, management et gouvernance. La formation phare est celle de la qualité relationnelle dans les relations quotidiennes ou au travail (la QRT). Ils peuvent aussi piloter la mise en place de dispositifs de médiation au sein des organisations (DMPI) ; s’appuyer sur l’homologation Format Dialogue de l’EPMN dans la perspective de soutenir la qualité du dialogue social dans les entreprises. Ils peuvent faire de l’accompagnement individuel et d’équipe avec l’étude des Structures et Interactions en Communication (SIC).

Ils peuvent développer leurs réseaux avec les conventions ViaMediation dont le label représente une plateforme de références partenariales très importante.

Ils peuvent devenir praticiens de la médiation de la consommation, en relation avec la Société de la Médiation Professionnelle, laquelle est enregistrée parmi les médiateurs de la consommation.

La posture des médiateurs professionnels est définie par la distanciation qu’ils savent instaurer entre eux et les personnes impliquées et les sujets évoqués.

Le médiateur professionnel est distancié au regard des parties, du prescripteur, de l’environnement culturel et des enjeux et intérêts. Cette posture de distanciation se caractérise par trois éléments :

  • indépendance relativement aux autorités qui peuvent traditionnellement exercer une tutelle sur les parties.
  • impartialité au regard des enjeux et des intérêts concernant ou impliquant les protagonistes

neutralité au regard du projet et de la solution choisie par les parties

La neutralité est une posture de distanciation. En médiation professionnelle, elle concerne le médiateur professionnel au regard de l’issue choisie et de la solution adoptée par les parties d’un différend, dans une perspective d’altérité.

La neutralité n’est pas une absence de positionnement. Elle est parfois confondue avec une manière d’indifférence qui tendrait à témoigner d’une absence d’implication. Or, la neutralité en matière de médiation n’est pas au regard des parties et de leurs intérêts, pas plus qu’au regard des prescripteurs ou des enjeux matériels ou moraux. Là, il s’agit d’impartialité ou d’indépendance. La médiation professionnelle est l’affirmation d’une possibilité de résoudre les différends par le dialogue assisté par un tiers, le médiateur professionnel. Elle ne consiste pas à offrir une alternative qui proposerait le choix entre l’altérité et l’adversité, et dans les deux cas à permettre d’envisager les modalités. Elle consiste à aider les parties à conduire un projet qui les implique ensemble ou pas. De ce point de vue, la médiation professionnelle n’est pas neutre, mais le médiateur professionnel, lui, adopte une posture de neutralité.

La technicité de la profession de médiateur porte sur la conduite de raisonnements, la posture de distanciation, l’accompagnement des évolutions et changements, l’aide à la structuration pour clarifier, élaborer et mettre en place un projet. La formation à la médiation professionnelle dispense les fondamentaux de ce qui fait une relation. Elle permet de clarifier la modélisation du contrat social et de conduire une réflexion sur ce qui fait l’entente et l’entente sociale. Elle dispense des techniques, des méthodes et des échanges d’expérience sur des dispositifs. D’un côté, avec le contrat social, il existe un fatalisme d’adversité, avec une dimension de contrainte débouchant sur la « servitude volontaire », de l’autre, avec l’Entente Sociale, c’est un potentiel d’apprentissage, avec la découverte des outils intellectuels pour exercer la liberté, débouchant sur la compréhension de l’altérité.

Les savoir-faire de la profession de médiateur sont dans le champ du savoir observer, écouter, réfléchir, raisonner, structurer, exprimer, aider à exprimer, aider à structurer, à réfléchir, aider à raisonner, à comprendre, à restituer.

Cette instrumentation intéresse évidemment tout un chacun. Mais ce qui fait la performance du médiateur professionnel réside dans sa maîtrise de ces techniques d’ingénierie relationnelle, son aptitude à être distancié, son savoir-faire en alterocentrage, sa maîtrise de la diversification du langage, du langage attributif, sa conduite des raisonnements, son anticipation des voies résolutoires.

En découvrant l’altérocentrage, la diversification du langage et la restitution de sens, vous ouvrez des perspectives nouvelles pour faciliter la résolution des différends. Ces trois techniques élaborées par Jean-Louis Lascoux sont au coeur des compétences des médiateurs professionnels. Et elles ont leur pertinence dans l’utilisation éthique des raisonnements rigoureux.

Le mot « ingénierie » est associé à l’idée de méthode, de rationalité, de rigueur ; c’est bien en ce sens exigeant que Jean-Louis Lascoux l’a utilisé pour nommer le cœur méthodologique des savoir-faire de la profession de médiateur. L’expression « médiation professionnelle » était insuffisant. Cette expression désigne un contexte d’application, celui d’une relation problématique. Avec « l’ingénierie relationnelle », tous les aspects relationnels peuvent être étudiés, examinés, analysés, dans l’ensemble de leurs interactions, ainsi que tous les contextes. Ainsi, l’ingénierie relationnelle a pour modèle de base celui des « structures et interactions en communication ». Son champ d’observation, d’analyse et de développement vise à élaborer des savoir-faire pour renforcer la qualité relationnelle quelle que soit la situation vécue.

Les applications vont dans l’ensemble des contextes relationnels : pédagogie, management, éducation, société, gouvernance, vie personnelle…

La qualité relationnelle est la pratique issue de la médiation professionnelle. Ses invariants et outils sont répertoriés dans l’ingénierie relationnelle, et la plupart sont en miroir des invariants de la « dégradation relationnelle ».

L’idée de la qualité relationnelle remonte à 1987, au moment des travaux lancés par l’AFNOR sur la qualité des produits et des services. A l’époque, le concept était apparu insensé, le terme de qualité ne semblait pas pouvoir s’appliquer aux relations. Pourtant, Jean-Louis Lascoux l’a maintenu et a considéré que pour accompagner la résolution d’un différend, il est indispensable d’avoir une représentation claire de ce qu’est la qualité relationnelle plutôt que d’en rester à la représentation fataliste du conflit. Il a défini la qualité relationnelle comme étant la toile de fond de la médiation professionnelle.

Dans la vie professionnelle, c’est la Qualité Relationnelle au Travail, la QRT. L’auteur a identifié les éléments caractéristiques de cette approche qualitative, avec les 6 aspects de la reconnaissance, la diversification du langage pour l’expression de soi et l’altérocentrage, pour l’aide à l’expression d’autrui.

Cette approche est désormais très popularisée et est enseignée en présentiel et en distanciel par l’école professionnelle de la médiation et de la négociation.

L’exercice de la profession de médiateur ouvre des champs d’intervention divers. Des situations conflictuelles à la définition et à l’accompagnement des changements et de tout projet, c’est une profession très diversifiée en termes d’interventions : restauration d’entente dans la vie conjugale, de voisinage, de vie professionnelle, pédagogie, enseignement, formation, recherches, interventions publiques.

Le principal apport de la profession de médiateur n’est pas tant dans les heurts interpersonnels, bien sûr que c’est important, mais l’essentiel de la contribution de cette nouvelle profession est dans l’ensemble de la société. Elle est porteuse de l’idée que la culture de l’entente fonde la vie en société, la cimente, la garantie, promeut autant la sécurité des personnes que leur liberté.

Exercer la profession de médiateur, c’est ainsi apporter une contribution à la promotion de l’accueil par-delà toutes les différences, c’est un renouveau culturel dans un monde qui s’est ouvert grâce à toutes les technologies. La profession de médiateur s’inscrit dans cette modernité.

Cette question peut paraître curieuse. En réalité, vous pouvez constater que nous avons tous reçu, dans un silence concernant le fait que c’est un point de vue, une conception de ce qu’est l’humanité. Et cette conception participe pleinement de la manière dont nous sommes en relation avec autrui. La conception que nous avons reçu ou que nous nous sommes fabriquée autorise (oui, autorise) les exclusions, mises à l’index, ségrégations et les racismes et toutes les formes de discrimination, ou les compréhensions, nos acceptations, façonne notre échelle de tolérance, notre sens de l’accueil, notre tendance à la bienveillance et à l’altérité.

La profession de médiateur implique donc une approche de l’humanité.

Pour un médiateur professionnel, l’humanité fait partie de l’ensemble de l’écosystème. Cependant, il y constate des originalités de relations à soi et au monde, la conscience de soi et de la relation au temps, la capacité à donner des formes de réalité à produits de son imagination, la tendance accumulatrice dans de nombreux domaines : matériels, émotionnels et intellectuels. Pour son domaine d’activité, dans le champ des relations, le médiateur professionnel voit les humains comme en cours d’évolution.

Il est lui-même dans ce prisme qui lui fait voir chacun comme apprenant et perfectible, et dont la conscience est souvent opérationnelle de manière sélective. Les humains sont de ce fait ignorants, maladroits et confusionnels concernant leur manière de fonctionner. Chacun revendique une conscience qu’il conjugue voire confond avec la raison et s’en trouve doté en suffisance au point de ne guère en désirer davantage. Il éprouve un besoin en reconnaissance de légitimité concernant ses conceptions, ses ressentis et émotions et ses entreprises et actions. Là où il a souvent le plus besoin d’apprendre, c’est là où il pense et affirme qu’il a le moins besoin d’apprendre.

Les situations différentes impliquent des prises en charge spécifiques de la rémunération du médiateur. Il peut être rémunéré par le commanditaire, le prescripteur, l’une des parties ou les deux. Selon les cas et les accords préalables, la rémunération peut être répartie entre ces différents intéressés. Les contrats peuvent prévoir l’intervention de médiateur professionnel et les conditions de rémunération.

Dans la vie professionnelle, la situation est la plus courante est la prise en charge par l’entreprise.

La confusion entre la direction et l’entreprise elle-même a été la cause d’une opposition à l’idée de médiateur salarié. De ce fait, la CPMN a longtemps été la seule organisation de médiateurs à préconiser des dispositifs de médiation internalisée. L’argumentation est que la source de la rémunération d’un médiateur interne n’est pas le dirigeant de l’entreprise, mais l’entreprise elle-même, ce qui fait que le médiateur n’est pas plus à la solde de l’employeur que tout autre acteur rémunéré par l’entreprise. Ainsi contrairement à ce qui n’est pas encore compris partout, l’indépendance du médiateur n’est pas en cause au regard de la source de sa rémunération. Le médiateur professionnel n’est pas un mercenaire.

Les assurances peuvent prendre en charge la rémunération d’un médiateur professionnel ; l’aide juridictionnelle peut aussi être affectée à la rémunération d’un médiateur professionnel.

La médiation professionnelle est une prestation de services dont les coûts varient en fonction des situations et des contextes.

En entreprise, pour la conduite d’un processus de résolution de conflits, le principe est une rémunération alignée sur la grille tarifaire des consultants séniors. L’accompagnement de négociation est le plus souvent tarifé de manière spécifique. Des conventions peuvent prévoir un dispositif de médiation qui permet le recours circonstanciel à un médiateur professionnel, dans ce cas, il s’agit de formule d’abonnement.

En cours de procédure judiciaire, les honoraires sont définis préalablement avec les magistrats.

La saisine d’un médiateur professionnel peut se faire via son référencement sur internet. Lors d’une procédure, elle peut être sollicitée auprès du magistrat. Pour ce qui est des litiges de la consommation, la saisine se fait par le site de la Société de la Médiation professionnelle dédié.

Les médiateurs professionnels sont membres de la CPMN et référencés sur le site allomediateur.com où ils indiquent leurs choix d’intervention et leurs habilitations. Ce site permet les prises de rendez-vous grâce à l’accès au planning des professionnels de la médiation.

La première structure de la profession de médiateur est l’EPMN, l’école professionnelle de la médiation et de la négociation.

Le centre de recherche de la profession de médiateur est le CREISIR, centre de recherche en entente interpersonnelle et sociale et en ingénierie relationnelle.

La structure organisatrice de la profession de médiateur est la CPMN, la chambre professionnelle de la médiation et de la négociation.

ViaMediation est le réseau partenarial d’entreprises.

Concernant les litiges de la consommation, c’est la Société de la médiation professionnelle, dont les activités concernant aussi l’accompagnement de projets, de négociation et les interventions pour la mise en place de dispositifs de médiation professionnelle internalisée et externalisée.

Depuis 2001, la chambre professionnelle de la médiation et de la négociation, la CPMN, représente la profession de médiateur. Elle est porteuse du référentiel éthique et déontologique, avec le manifeste pour le droit à la médiation, la plateforme de revendication de la profession de médiateur, une charte et le Code d’Ethique et de déontologie de la médiation, le CODEOME.

Le logo de l’EPMN a été créé en 1991. Il est fait de la lettre grecque phi, pour philosophie, avec un pourtour comme le symbole @. L’idée est de symboliser la modernité de la démarche de réflexion à laquelle fait référence l’enseignement de la médiation professionnelle et les techniques d’ingénierie relationnelle.

Le logo de la CPMN est réalisé avec des parenthèses inversées, et au centre le signe +. L’idée est de symboliser une mise en relation, par l’intervention d’un tiers représenté par le signe additionnel. Simultanément, l’utilisation de ces signes typographiques sont accessibles par les claviers, ce qui permet d’écrire symboliquement CPMN par son logo )+(.

Le logo de la Société de la médiation professionnelle résulte de la représentation du modèle des Structures et Interactions en Communication, avec ses trois axes et les couleurs primaires associées. Ce logo symbolise la recherche de diversification en matière de communication.

Le premier ouvrage, support de formation de la profession de médiateur, est Pratique de la médiation professionnelle, dont la première édition date de 2001.

  • Pratique de la médiation professionnelle, une méthode alternative à la gestion des conflits, Edition ESF, Jean-Louis Lascoux
  • Dictionnaire encyclopédique de la médiation, au service de la qualité relationnelle et de l’entente sociale, Edition ESF, Jean-Louis Lascoux
  • Et tu deviendras médiateur … et peut-être philosophe, édition Médiateurs, Jean-Louis Lascoux
  • Pratique de l’ingénierie relationnelle, édition ESF, Jean-Louis Lascoux, Henri Sendros Mila, Fabien Eon
  • Médiation de la consommation, le guide pratique, édition ESF, Jean-Louis Lascoux, Jérôme Messinguiral, Edith Delbreil
  • Code de la Médiation, édition Médiateurs, sous la direction d’Agnès Tavel
  • Ethique et déontologie, édition Médiateurs, Jean-Louis Lascoux

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Source: Officiel de la Médiation

A lire ici : Définitions sur la médiation et la médiation professionnelle

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